Un rapport dénonce l'usage de gaz contre les migrants à Calais

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    PARIS, 26 juillet (Reuters) - Les migrants de Calais sont 
très régulièrement victimes de violences de la part des 
autorités françaises, a alerté mercredi Human Rights Watch (HRW) 
dans un rapport nommé "C'est comme vivre en enfer". 
    Entre 400 et 500 exilés vivent à Calais en espérant passer 
en Angleterre, selon l'organisation. Ils étaient environ 8.000 
au moment du démantèlement du camp dit de la "jungle", en 
octobre 2016. 
    "Presque tous les demandeurs d'asile et migrants interrogés 
par HRW ont parlé d'un usage fréquent de sprays au poivre par 
les policiers - en général des CRS - dans des circonstances 
montrant que l'usage de la force est excessif et 
disproportionné, en violation des normes internationales", 
avance l'association. 
    Selon l'enquête, la police asperge presque quotidiennement 
les migrants, ainsi que leur nourriture, l'eau ou encore les 
couvertures et les vêtements. 
    "Cet usage répété et abusif de sprays au poivre (...) ne 
semble avoir d'autre objectif que de harceler les migrants, 
probablement dans le but de les pousser à quitter Calais", 
ajoute le rapport. 
    Certains travailleurs humanitaires interrogés par HRW font 
état de violences à leur encontre.  
    Selon l'ONG, les policiers auraient aussi pour habitude de 
confisquer les chaussures et les vêtements des exilés. 
    Interrogé par l'association, le sous-préfet de Calais 
Vincent Berton "a réfuté catégoriquement", indique le rapport. 
    "Ce sont des calomnies. (...) Pour moi, ça n'existe pas", 
aurait-il répondu. 
    En plus de ces violences, s'ajoute un reproche déjà fait au 
mois de juin par le Défenseur des Droits ( ) : la 
perturbation de l'aide humanitaire par la police qui "prive 
souvent les demandeurs d'asile et les migrants de produits de 
première nécessité", regrette l'ONG. 
    Le rapport note qu'au début de l'année, les autorités 
avaient émis plusieurs arrêtés pour mettre fin aux distributions 
de repas, mais que la justice les a suspendus. 
    "En réponse à cette décision, les autorités locales ont 
commencé à autoriser les distributions de repas, mais en 
limitant leur durée à une heure, après quoi, selon les 
travailleurs humanitaires, les policiers mettaient parfois fin 
de manière agressive à la distribution." 
    Les travailleurs humanitaires ont, enfin, rapporté à HRW que 
les policiers cassaient ou confisquaient leur téléphone s'ils 
filmaient les violences.    
    Dans un communiqué, Bénédicte Jeannerod, directrice France 
de l'ONG, appelle le gouvernement à "envoyer un message clair 
pour signifier que le harcèlement policier, ou toute autre forme 
d'abus de pouvoir, ne sera pas toléré". 
    Pour ce rapport, Human Right Watch a mené des entretiens 
auprès de 61 demandeurs d'asile et migrants ainsi qu'une 
vingtaine de travailleurs humanitaire. 
 
 (Cyril Camu, édité par Yves Clarisse) 
 
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  • 34flora il y a 5 mois

    ben voyons....