Un rapport de l'Onu donne raison à Assange

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 (actualisé avec décision du groupe de travail de l'Onu) 
    PARIS, 5 février (Reuters) - Le fondateur de WikiLeaks, 
Julian Assange, doit pouvoir sortir libre de l'ambassade 
équatorienne à Londres et être indemnisé au titre des trois ans 
et demi qu'il y a passés reclus, a conclu vendredi un groupe de 
travail de l'Onu.  
    Stockholm et Londres ont immédiatement réfuté cette 
décision, soulignant qu'il était entré à l'intérieur de 
l'ambassade de son plein gré et qu'il n'a pas été privé de 
liberté. 
    Le fondateur de WikiLeaks a sollicité le Groupe de travail 
de l'Onu sur la détention arbitraire en se présentant comme un 
réfugié politique dont les droits ont été bafoués puisqu'on l'a 
empêché de trouver asile en Equateur. 
    Une majorité des membres du groupe onusien s'est prononcée 
en faveur d'Assange, sans pour autant trouver d'unanimité. Trois 
des cinq membres du comité ont soutenu une motion favorable à 
l'Australien, un quatrième a contesté cette décision et un 
cinquième s'est abstenu. 
    "Le groupe de travail sur la détention arbitraire considère 
que les différentes formes de privation de liberté auxquelles 
Julian Assange a été soumis constituent une forme de détention 
arbitraire", a dit Seong-Phil Hong rapporteur en chef, dans un 
communiqué. 
    "Le groupe maintient qu'il faut mettre fin à la détention 
arbitraire de M. Assange, que son intégrité physique et sa 
liberté de mouvement doivent être respectées et qu'il doit être 
en mesure de faire valoir son droit à des indemnités." 
    L'Australien s'est dit plus tôt vendredi convaincu que les 
conclusions de la commission d'enquête de l'Onu allaient jouer 
en sa faveur. 
    "Si les Nations unies décident en ma faveur, c'est 
véritablement quelque chose qui va nous renforcer", a déclaré 
sur France Inter Julian Assange, dont les propos ont été 
traduits en français.  
    "C'est (cette réclusion-NDLR) une situation inacceptable 
n'importe où en Europe et je suis absolument certain que mes 
arguments et que les arguments des Nations unies vont jouer en 
ma faveur". 
    "L'Onu m'a fait un communiqué hier soir en réaction aux 
spéculations de la presse disant clairement sa détermination à 
dire que cette décision était contraignante contrairement à ce 
que disent les autres", a-t-il ajouté. "Ça pourrait inclure même 
des sanctions". 
    Une fois la décision du bureau de l'Onu officialisée, 
l'Australien de 44 ans a réaffirmé son intention de demander la 
restitution de son passeport. 
    Julian Assange vit reclus depuis juin 2012 à l'intérieur de 
l'ambassade d'Equateur dans le quartier de Knightsbridge à 
Londres de crainte d'être extradé vers la Suède puis les 
Etats-Unis.  
    Il est sous le coup d'une enquête de la justice suédoise 
dans une affaire de viol qui remonterait à 2010. 
    Julian Assange, qui nie les faits qui lui sont reprochés en 
Suède, dit être la victime d'une chasse aux sorcières dirigée 
par les Etats-Unis après la divulgation de centaines de milliers 
de documents militaires et diplomatiques américains 
confidentiels sur le site WikiLeaks. 
 
 (Guy Falconbridge et Tom Miles à Londres, Marine Pennetier à 
Paris, Julie Carriat pour le service français) 
 
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  • M7097610 il y a 10 mois

    tous les honnêtes gens donnent raison à Assange. Il n'y a que les malhonnetes ayant des choses à cacher qui le condamnent