Un raïs rattrapé par son époque

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PORTRAIT - Le raïs égyptien a été renversé par une génération qu'il ne comprenait pas.

Figé dans une éternelle jeunesse, le portrait de Hosni Moubarak, cheveu noir et œil alerte, veillait sur le peuple égyptien. Il était partout. Au bord des avenues, dans la devanture des boutiques, dans les bureaux du public et du privé. Le raïs semblait avoir arrêté le temps. Il avait même pris une option sur l'au-delà en préparant son fils Gamal à lui succéder, malgré des dénégations que le peuple ne croyait pas. Et puis les jeunes générations ont remis l'horloge en marche sur la place de la Libération. Les portraits ont disparu, laissant place à un Dorian Gray oriental, un vieux monsieur maigre et fatigué à la tête blanchie.

Longtemps, pourtant, Hosni Moubarak avait su maîtriser son époque. Héritant de la présidence après l'assassinat de Sadate par un groupe islamiste, en 1981, il est l'homme de la situation. Fatigués des héros et des aventures, les Égyptiens aspirent à la tranquillité. Nasser et Sadate les ont emportés sur les ailes de l'histoire, d

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