Un rachat de la part de Nestlé dans L'Oréal serait "positif"

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LE PDG DE L'ORÉAL ESTIME QU'UN RACHAT DE LA PART DE NESTLÉ SERAIT "POSITIF"
LE PDG DE L'ORÉAL ESTIME QU'UN RACHAT DE LA PART DE NESTLÉ SERAIT "POSITIF"

PARIS (Reuters) - Le PDG de L'Oréal réaffirme jeudi que toutes les options restent possibles concernant la part du capital du groupe de cosmétiques détenue par Nestlé et indique qu'un éventuel rachat de cette part serait positif pour les actionnaires de L'Oréal.

Jean-Paul Agon, dans une interview au quotidien Le Monde, indique aussi que L'Oréal prévoit de croître cette année une fois et demie plus vite que le marché mondial des cosmétiques, sans préciser cependant l'évolution attendue du marché.

"On se prépare à toutes les options possibles", déclare le PDG à propos du dossier Nestlé, y compris à celle dans laquelle le groupe suisse serait prêt à céder à L'Oréal ses 29,5% du capital.

Il souligne qu'une telle éventualité serait positive pour les actionnaires de L'Oréal, compte tenu de l'annulation d'actions qui s'en suivrait.

"Ce serait une bonne opération : il y aurait une 'relution'. Ces actions pourraient être annulées, et la valeur de chaque action de L'Oréal se trouverait ainsi augmentée", dit-il.

Ces déclarations dopent le titre L'Oréal en Bourse, qui gagne 3,34% à 12h40, alors qu'il perdait du terrain en fin de matinée.

Après 40 ans de cohabitation, Nestlé sera libre, à compter du 29 avril 2014, de vendre sa participation à qui bon lui semble, le droit de préemption le liant à la famille Bettencourt (30,5% du capital) arrivant à échéance. Il sera tout aussi libre de la conserver.

Jean-Paul Agon avait déjà enflammé la Bourse en août en indiquant que L'Oréal disposait des ressources financières nécessaires pour une importante acquisition.

L'opération serait en effet suivie de l'annulation d'une partie des actions rachetées et doperait de façon automatique le bénéfice par action du géant des cosmétiques.

Interrogé par ailleurs sur le "pacte" proposé aux entreprises par François Hollande, le PDG de L'Oréal estime que "c'est vraiment un pas dans la bonne direction".

"Le plus positif, c'est cette prise de conscience d'un besoin d'énergie en faveur du pays et de son économie", estime-t-il.

Pascale Denis, édité par Dominique Rodriguez

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