« Un questionnaire tous les vingt coups de sonnette »

le , mis à jour à 08:33
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« Un questionnaire tous les vingt coups de sonnette »
« Un questionnaire tous les vingt coups de sonnette »

Tout sourire et vêtus d'impeccables tee-shirts siglés En marche, Sydney et Brigitte Hatwell prennent fièrement la pose. Une photo tout droit sortie d'une banque d'images pour parti en manque de militants modèles ? Non ! Voilà trois mois que ce couple de sexagénaires arpente les trois « quartiers test » de Tours (Indre-et-Loire) pour le grand porte-à-porte d'En marche. Objectif : aider Emmanuel Macron à réaliser son « diagnostic » sur l'état du pays et les attentes des Français, par le biais d'un questionnaire soumis à un échantillon représentatif de la population française. Leur mission ? Avoir récolté 250 témoignages d'ici à la fin du mois. « On doit en être à 120, 150. On va y arriver ! » explique Sydney à notre journal. Ce médecin de profession n'avait jamais milité avant, comme son épouse, ex-cadre d'une compagnie aérienne. Sympathisants de la « gauche libérale, tendance Rocard, puis Jospin », ils se sont détournés des urnes après la campagne de Ségolène Royal en 2007. Mais Macron leur a tapé dans l'oeil. Ils ont donc signé pour « la grande marche ».

 

« Ce n'est pas forcément évident. Nous ne sommes pas tellement formés pour ça, confie Sydney. Comme médecin, j'ai plus l'habitude qu'on m'appelle que de sonner aux portes... » Désormais, il lui arrive même de se faire éconduire. Voire, claquer la porte au nez ! Son rendement ? « Un questionnaire rempli pour 15 à 20 coups de sonnette. »

 

La start-up Liegey Muller Pons, spécialisée en stratégie électorale et missionnée par En marche pour organiser le porte-à-porte, a tout prévu pour leur faciliter la tâche. « Nous avons une application avec la feuille de route. Elle nous permet aussi de télétransmettre les questionnaires au siège », rapporte Sydney. Le militant reconnaît avoir souvent droit aux mêmes réponses. Le système de protection sociale, pour ce qui fonctionne. L'assistanat, les freins à la création ...

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