Un questionnaire avant le verdict aux assises

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Interroger les jurys sur les faits pourraient les conduire à changer le sens de leurs décisions.

La cour d'assises du Pas-de-Calais a fait mercredi un pas décisif vers une forme de motivation des verdicts. Afin de répondre aux exigences de la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH), qui vient de condamner la Belgique, le président Dominique Schaffhauser a pris l'initiative de poser seize questions pour décider du sort de Béatrice Matis, poursuivie pour le meurtre de Monique Lejeune (nos éditions d'hier). Il ne s'agit donc pas d'une motivation stricto sensu de l'arrêt criminel, puisque la cour et les jurés ne pouvaient répondre que par oui ou par non à chacune des questions. Cependant, la lecture des réponses donne une indication précieuse sur la manière dont ils ont forgé leur intime conviction.

Les jurés de Saint-Omer ont d'abord validé les certitudes: la victime a bien été tuée de 58 coups de couteau le 7 février 2003, l'accusée s'était bien rendue à son domicile peu avant, elle a caché cette visite à tous pendant plusieurs jours avant de la révé

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