Un QE doit être vaste pour être efficace-Coeuré (BCE)

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(Actualisé avec entretien à Libération) FRANCFORT, 16 janvier (Reuters) - Un programme d'assouplissement quantitatif (QE) doit être de grande ampleur pour être efficace, déclare Benoît Coeuré, membre du directoire de la Banque centrale européenne (BCE), dans une interview publiée vendredi. Le ralentissement de l'inflation et la faiblesse persistante de l'activité dans la zone euro pourraient inciter la BCE à annoncer le 22 janvier un tel programme, comprenant des rachats d'actifs dont des obligations d'Etats. "Pour être efficace, il doit être vaste", déclare Benoît Coeuré à l'Irish Times. "A partir de quel moment est-ce assez vaste ? Cela doit être une décision éclairée fondée sur les courroies de transmission que nous avons identifiées." Dans un entretien au quotidien français Libération publié également vendredi, Benoît Coeuré déclare par ailleurs qu'outre l'ampleur de l'opération, la BCE devra décider "si le rachat portera sur la dette de certains pays ou s'il devra être pondéré sur l'ensemble de la zone euro". "Le but d'un QE, c'est d'assurer la confiance dans la capacité de la banque centrale à stabiliser l'inflation", explique-t-il. "La manière dont cela fonctionne, c'est d'ancrer les taux de financement dans le plus grand nombre possible de pays à des niveaux très bas afin de garantir aux entreprises et aux ménages européens des conditions d'emprunt à des taux très faibles sur des périodes beaucoup plus longues qu'aujourd'hui." Le président de la banque centrale allemande, Jens Weidmann, l'un des plus réticents au sein de la BCE à une opération d'assouplissement quantitatif, a estimé jeudi que l'avis rendu la veille par l'avocat général de la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) validant un programme d'opérations monétaires sur titres (OMT) montrait qu'il y avait des limites juridiques aux actions de la BCE. ID:nL6N0UU4U0 Alors que les élections législatives en Grèce du 25 janvier pourraient porter au pouvoir le parti de gauche radicale Syriza et relancer la question de l'appartenance du pays à la zone euro, Benoît Coeuré déclare à Libération qu'"il n'est pas question que la Grèce sorte de l'euro". "L'enjeu des élections est ailleurs, c'est la composition du cocktail de réformes qui va permettre à ce pays de sortir définitivement de la crise et de réintégrer le concert des économies européennes", poursuit-il. Prié par l'Irish Times de dire si la BCE était prête à accepter des actifs grecs en collatéral dans ses opérations de refinancement, il répond : "Nous avons une règle selon laquelle tout collatéral gouvernemental peut être accepté dans le cadre d'opérations de politique monétaire seulement si sa dette est suffisamment bien notée ou, si ce n'est pas le cas, si le pays bénéficie d'un programme de l'UE et du FMI." Voir aussi: Les OMT validées, l'assouplissement quantitatif en vue ID:nL6N0UT1M7 (John O'Donnell, avec Jean-Baptiste Vey à Paris; Bertrand Boucey pour le service français, édité par Patrick Vignal)

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