Un puissant groupe rebelle syrien exclut toute concession à Ryad

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    RYAD, 9 décembre (Reuters) - Les islamistes d'Ahrar al Cham, 
le plus puissant groupe rebelle invité à la conférence de Ryad 
visant à unifier l'opposition syrienne, ont insisté mercredi 
pour que le départ de Bachar al Assad et le démantèlement de son 
régime restent au coeur des revendications des opposants.  
    Les discussions entre mouvements d'opposition politique et 
groupes insurgés doivent débuter mercredi dans un hôtel de la 
capitale saoudienne et durer deux jours. L'Arabie saoudite, un 
des principaux soutiens des rebelles, espère faire émerger une 
position commune avant d'éventuelles négociations de paix sous 
l'égide des Nations unies. 
    Le communiqué d'Ahrar al Cham, un des groupes armés les plus 
puissants après l'organisation Etat islamique (EI) et le Front 
al Nosra, lié à Al Qaïda - tous deux exclus de la conférence de 
Ryad - montre la difficulté de parvenir à un compromis, d'autres 
opposants n'excluant plus l'idée du maintien de Bachar al Assad 
au pouvoir pendant une période de "transition". 
    Ahrar al Cham, qui coopère toujours avec le Front al Nosra, 
tout en adoptant un discours plus "nationaliste", juge que 
certains des invités "représentent davantage le régime que le 
peuple et la révolution" et que les rebelles qui combattent sur 
le terrain sont sous-représentés. 
    En tout, quelque 65 personnalités ont été conviées à Ryad, 
dont 15 seulement sont issues des groupes insurgés. La liste 
compte en outre de nombreux absents.  ID:nL8N13X3KR  
    Face aux partisans d'un compromis, Ahrar al Cham se pose en 
défenseur de la ligne dure, prônant "le nettoyage total de 
l'occupation russo-iranienne du territoire syrien, et des 
milices chiites qui la soutienne", en allusion au Hezbollah 
libanais et aux milices irakiennes. 
    Il appelle au "renversement du régime Assad avec tous ses 
piliers et symboles", auxquels il promet un "procès équitable", 
ainsi qu'au démantèlement de toutes les institutions militaires 
et sécuritaires syriennes -- une mesure exclue par les grandes 
puissances réunies le mois dernier à Vienne pour éviter de 
reproduire le chaos irakien. 
     
 
 (Dominic Evans; Tangi Salaün pour le service français) 
 )
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