Un propriétaire en conflit avec EDF prive ses locataires d'électricité

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À Tours, l’électricité a été coupée vendredi dans les 54 appartements, dont six studettes où logent 18 migrants parmi lesquels 11 enfants. Le problème pourrait venir «d’erreurs d’un compteur Linky de première génération».

Un fâcheux incident. La justice a débouté mercredi une SCI de son action contre EDF qui a coupé la semaine dernière l’électricité dans un immeuble hébergeant à Tours quelque 120 personnes en situation de précarité, à la suite d’un contentieux au sujet de factures. L’électricité a été coupée vendredi dans les 54 appartements, dont six studettes où logent 18 migrants parmi lesquels 11 enfants, avait dénoncé dans un communiqué l’association Chrétiens-Migrants.

Des personnes au RSA ainsi que des personnes handicapées vivent également dans cet immeuble. Selon l’association Chrétiens-Migrants, le litige oppose le proprétaire, la SCI ACF, qui réclamait le rétablissement du courant, à l’électricien, qui «passe sa facture annuelle de 16.000 à 59.000 euros» d’une année à l’autre. Trois jours après une audience en référé d’heure à heure (procédure ultra-rapide) au tribunal de grande instance de Tours, le juge a estimé que, «compte tenu de la saison, à savoir un mois d’été, l’existence d’un dommage imminent n’était pas démontré».

Il a considéré en outre qu’un procès verbal de constat, dressé fin juillet à la demande de la SCI ACF, «démontrait au contraire l’extrême légèreté de ses dirigeants qui, ainsi que l’a relevé l’huissier ont acheté 300 euros de bougies qu’ils ont distribuées aux locataires alors qu’il existe d’autres moyens plus modernes pour s’éclairer et qui ne présentent pas un risque immédiat d’incendie». Le juge des référés ajoute «qu’en l’absence de dommage imminent et de trouble illicite, la SCI ACF sera déboutée de l’ensemble de sa demande».

La coupure d’électricité, une décision politique

Pour l’avocat de la SCI, Marc Morin, «la coupure d’électricité est une décision politique. Notre gouvernement a pris la décision, via EDF dont il est actionnaire à 87%, de couper l’électricité à des gens en grande nécessité. Que fait-on maintenant»? a-t-il réagi. «Paradoxalement, a-t-il ajouté, il pèse sur l’Etat une obligation de relogement. Nous avons aujourd’hui 120 personnes (...) dont une vingtaine d’enfants qui se trouvent en grande précarité. Il suffit d’une décision politique de nos instances pour remettre l’électricité ou alors proposer un relogement. Nous n’avons pas vu le nez d’un représentant de la préfecture. A l’évidence, tout le monde s’en fout».

Selon Me Morin, EDF avait procédé à la coupure en invoquant des dispositions contractuelles et des impayés de factures que la SCI conteste. Le problème pourrait venir, selon l’avocat, «d’erreurs d’un compteur Linky de première génération installé en novembre 2012». Une nouvelle audience en référé sur cette affaire est prévue début septembre.

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  • Mig737 il y a 4 mois

    Les migrants n'ont qu'à ouvrir les compteurs et remettre le courant, ils ne risquent de toutes façon rien du tout puisqu'ils ne sont pas solvables, ce n'est pourtant pas bien compliqué!