Un promoteur anglais emploie des prisonniers pour construire ses maisons

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Un constructeur britannique de maisons préfabriquées emploie des détenus dans son usine et même sur les sites de montage. Les prisonniers se voient proposer une embauche dès leur sortie.Confronté à une grave crise, le marché britannique de la construction tente d'innover. Un rapport officiel commandé par le gouvernement soulignait récemment que cette industrie souffrait d'un manque de main-d'œuvre et de méthodes de construction inefficaces conduisant à une incapacité à produire assez de logements. Ce document alarmiste (à consulter ici) publié fin 2016 était même titré: «Se moderniser ou mourir». » Lire aussi - L'ancienne prison de Bourg-en-Bresse accueillera 30 logements Le promoteur anglais Procure Plus a choisi de son côté de porter un regard neuf sur cette crise de la construction en créant une filiale, baptisée Osco Homes. Pour combiner faible coût, rapidité de réalisation et main-d'œuvre qualifiée celle-ci s'est tournée... vers la prison, comme l'a relevé le site internet Curbed. La société doit fabriquer et monter des maisons préfabriquées à bas coût et a commencé à employer, il y a six mois, des détenus pour produire des panneaux. Ces employés travaillent au sein d'une usine installée dans la prison de Hindley, dans la région de Manchester.Une équipe pilote de 10 prisonniers L'étape suivante a consisté à employer une équipe pilote de 10 prisonniers dans leur dernière année de détention pour participer au montage de ces maisons. Ils ont, au préalable, été formés pour l'installation des murs extérieurs, des panneaux de plancher ou de plafond sans oublier les connaissances nécessaires en plâtrerie, soudure, installation de cuisines ou de salles de bains. La petite équipe travaille actuellement sur la construction de 8 maisons dans le Yorkshire, à raison de deux pavillons par semaine. À en croire Osco Homes, l'objectif serait de construire 1000 logements par an pour les trois années à venir. Côté salaire, il est simplement précisé qu'ils sont mieux payés que le salaire standard des prisonniers durant leur détention, sans plus de détail. Une main-d'œuvre qui reste évidemment très bon marché mais la partie la plus intéressante de l'initiative consiste à proposer un emploi aux ex-prisonniers. Selon Construction manager magazine, les nouvelles recrues se voient proposer un salaire annuel de 19.000 livres à la sortie, soit 23.000 euros. Parmi les 10 membres de l'équipe pilote, 4 ont déjà été libérés et embauchés.

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  • sidelcr1 il y a 8 mois

    Les chinois font de même en Afrique (sans offre d'emploi à la libération :-)