Un projet socialement responsable promis pour La Redoute

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LILLE (Reuters) - Nathalie Balla et Eric Courteille, choisis mercredi par les responsables du groupe Kering pour des négociations exclusives sur la reprise de La Redoute, promettent de présenter "un projet socialement responsable".

Dans une interview au quotidien La Voix du Nord, la PDG de La Redoute depuis 2009 et le directeur financier de la maison mère, assurent que le nombre de départs serait "inférieur au plan social de 2008", qui avait concerné 672 salariés.

Ils ne veulent toutefois pas dévoiler les détails de leur plan de reprise avant d'avoir rencontré les responsables des syndicats mais donnent des gages aux salariés.

"Notre projet est socialement responsable. Les changements sont inévitables dans l'organisation du travail et nous allons accompagner les salariés dans le temps en intervenant en priorité sur les mesures d'âges et sur les départs volontaires", explique Nathalie Balla.

"Ils seraient en tout cas inférieurs à ceux du plan social de 2008", précise-t-elle.

Les deux repreneurs évoquent également des pistes de relance industrielle avec des investissements forts dans l'informatique et dans un nouvel outil logistique.

"Nous allons transférer l'activité du site de la Martinoire à Wattrelos dans un nouveau bâtiment que nous allons construire à proximité de Wattrelos, l'outil industriel actuel est largement en retrait en termes de délais et de productivité", déclare Eric Courteille.

Le projet, déposé en fin de semaine dernière seulement, a eu la préférence de François-Henri Pinault, PDG de Kering qui boucle ainsi sa sortie de la distribution après la cession du Printemps, de Conforama, de ses activités américaine et nordique de vente à distance et la mise en Bourse de la Fnac.

Le tandem l'a emporté face à la société foncière Altarea-Cogedim, au fonds américain The Gores Group ainsi qu'à un entrepreneur du Nord.

La cession se fera pour un euro symbolique, Kering s'étant engagé à recapitaliser l'entreprise déficitaire, lui apportant les sommes nécessaires à la modernisation de son outil industriel, à la couverture des pertes des prochaines années et au financement des mesures de reconversion des salariés, qui redoutent un plan social pouvant dépasser les 700 emplois.

Pierre Savary, édité par Yves Clarisse

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