Un projet d'attentat déjoué en février sur la Côte d'Azur ?

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PARIS (Reuters) - Des explosifs ont été découverts en février dernier dans un logement de la Côte d'Azur fréquenté par un djihadiste de retour de Syrie, laissant penser que cet homme préparait un attentat, a-t-on appris mercredi de source proche du dossier.

Des explosifs artisanaux avaient été retrouvés lors d'une perquisition le 17 février à Mandelieu-La-Napoule, près de Cannes, au domicile du père d'un homme de 23 ans interpellé le 11 février, a-t-on précisé.

"L'enquête n'a pas déterminé à ce stade s'il y avait un projet précis d'attentat", a précisé cette source. "Il n'y avait pas de cible ou de date identifiée, et l'homme n'a rien dit lors de sa garde à vue".

Les explosifs étaient répartis dans plusieurs canettes, dont l'une entourée de clous. Les expertises ont déterminé qu'il s'agissait de TATP, un explosif rudimentaire qui peut-être fabriqué à domicile mais a déjà servi pour des attentats.

Richard Reid, le terroriste du Paris-Miami qui avait piégé ses chaussures en 2001, avait utilisé du TATP, qualifié de produit instable qui n'a pas besoin d'être confiné pour exploser.

L'homme interpellé, qui rentrait de Syrie, appartient à un groupe de trois personnes lui-même lié à la cellule djihadiste dite de Cannes-Sarcelles-Torcy, dans laquelle 21 personnes ont été mises en examen.

L'enquête sur cette cellule trouve sa genèse dans l'attaque à la grenade, le 19 septembre 2012, d'un commerce juif de Sarcelles dans le Val-d'Oise, qui avait légèrement blessé une cliente.

(Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

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  • quoa le mercredi 26 mar 2014 à 17:41

    vite ça fait un chomeur de moins.