Un «projet alternatif» pour construire la tour Phare à la Défense

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La construction de la tour Phare est un véritable casse-tête depuis plusieurs années. Le promoteur Unibail-Rodamco a donc élaboré un nouveau projet à 630 millions d’euros.

Le projet de la tour Phare est toujours en discussion... Le géant foncier Unibail Rodamco a annoncé vendredi qu’il allait élaborer avec l’établissement public de la Défense un «projet alternatif» qui consistera en une tour de 200 mètres (soit 100 mètres de moins que le projet initial) mêlant bureaux et espaces hôteliers, pour un coût avoisinant les 630 millions d’euros. L’accord signé avec l’Etablissement public d’aménagement de La Défense Seine Arche (Epadesa) prévoit un ensemble de 200 mètres de haut et «d’environ 75.000 m² de bureaux et 20.000 m² d’offre hôtelière comprenant des services accessibles au public», soit 95.000 m² en tout, a ajouté le groupe immobilier.

Ce projet «alternatif» est prévu sur le site du projet porté lui aussi par Unibail-Rodamco de la tour Phare qui devait devenir entre la Grande Arche et le CNIT, avec 300 mètres et 69 niveaux de bureaux, la plus haute tour de France, mais qui a été repoussé à maintes reprises. La foncière a cependant précisé maintenir en parallèle le projet de la tour Phare «tant que ce nouveau programme n’aura pas obtenu les autorisations définitives nécessaires à sa réalisation». Unibail-Rodamco espère que cette collaboration sur le nouveau projet aboutisse «au dépôt du permis de construire au premier semestre 2016».

Le projet fait «du surplace» depuis 2012

En mars 2012, Le Figaro Immobilier écrivait déjà que le projet faisait «du surplace», et se demandait si le gratte-ciel allait un jour sortir de terre. Plusieurs problèmes sont posés à l’époque. Notamment celui d’une passerelle entre la Défense et Courbevoie, empruntée par 20.000 personnes par jour, située à l’endroit précis où sera construite la tour. Un point très fâcheux pour le député maire de Courbevoie, Jacques Kossowski, qui avait alors poussé un coup de gueule.

«Au cas où la proposition ne serait pas améliorée, je m’opposerais à la destruction de l’actuelle liaison, ce qui empêcherait le début des travaux», déclarait-il à l’époque. Trois ans plus tard, le projet de construction est toujours un véritable casse-tête.

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  • fbreton5 le vendredi 11 sept 2015 à 12:47

    200 m ... tu parles d une tour phare ...

  • bearnhar le vendredi 11 sept 2015 à 11:01

    Et toujours aucun logement, alors que des millions de m2 de bureaux ne trouvent pas preneurs, ils continuent la fuite en avant. Ils concentrent les emplois sur La Défense, mais personne ne peut 'y loger, résultats lignes de transports sursaturées et routes aussi, super, voilà comment ils conçoivent l'aménagement du territoire, la lutte contre la pollution, etc...Et les communes avoisinantes s'enrichissent démesurément.