Un procureur argentin accusant Cristina Fernandez retrouvé mort

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(Actualisé ministère de la Sécurité, § 9-10-11) BUENOS AIRES, 19 janvier (Reuters) - Un procureur argentin ayant accusé la présidente Cristina Fernandez de tenter de couvrir les suspects iraniens de l'attentat de 1994 contre un centre communautaire juif de Buenos Aires a été retrouvé mort dans son appartement, ont confirmé lundi les autorités judiciaires. Le procureur Alberto Nisman enquêtait sur l'attentat à la bombe contre le siège de l'Association mutuelle israélite d'Argentine (AMIA) qui a fait 85 morts, l'attaque la plus meurtrière du genre dans l'histoire du pays. Il devait être entendu dans l'après-midi par une commission parlementaire. "Le Dr Nisman est mort, nous enquêtons sur les causes du décès", a déclaré la procureure Viviana Fein qui a précisé aux journalistes qu'une arme avait été découverte et qu'une autopsie serait pratiquée. "J'en appelle au sérieux et à la prudence", a-t-elle ajouté. La semaine dernière, le procureur Nisman, s'appuyant notamment sur des enregistrements téléphoniques, avait accusé la présidente argentine d'avoir tenté de couvrir les preuves mettant en cause des Iraniens afin de renouer des relations diplomatiques et commerciales avec Téhéran. Sous couvert d'un projet de "commission de vérité" proposé par Fernandez en 2013, la présidente et plusieurs proches, dont le ministre des Affaires étrangères Hector Timerman, auraient tenté de faire annuler les mandats d'arrêt pris par Interpol contre cinq suspects iraniens. Jorge Capitanich, chef de cabinet du gouvernement, a réfuté une thèse "folle, absurde, illogique, irrationnelle, ridicule et contraire à la constitution". La justice argentine accuse l'Iran d'avoir financé l'attentat de 1994, ce que la république islamique dément. Le ministère de la Sécurité a confirmé que le corps du procureur avait été découvert dimanche soir dans la salle de bains de son appartement, dans le quartier chic de Puerto Madero, à Buenos Aires. L'alerte a été donnée par des agents de sécurité inquiets qu'il ne réponde pas à leurs appels et n'ait pas récupéré ses journaux, précise le ministère dans un communiqué. Arrivée sur les lieux, sa mère a fait ouvrir son appartement, dont la porte était fermée de l'intérieur. "A côté de son corps, gisant sur le sol, une arme à feu de calibre .22 et un chargeur ont été découverts", précise le ministère. (Sarah Marsh et Maximiliano Rizzi; Henri-Pierre André pour le service français)

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