Un procureur argentin accusant Cristina Fernandez retrouvé mort

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BUENOS AIRES, 19 janvier (Reuters) - Un procureur argentin ayant accusé la présidente Cristina Fernandez de tenter de couvrir les suspects iraniens de l'attentat de 1994 contre un centre communautaire juif de Buenos Aires a été retrouvé mort dans son appartement, rapportent lundi des médias argentines. Le procureur Alberto Nisman enquêtait sur l'attentat à la bombe contre le siège de l'Association mutuelle israélite d'Argentine (AMIA) qui a fait 85 morts, l'attaque la plus meurtrière du genre dans l'histoire du pays. Il devait être entendu dans l'après-midi par une commission parlementaire. La semaine dernière, le procureur Nisman, s'appuyant notamment sur des enregistrements téléphoniques, avait accusé la présidente argentine d'avoir tenté de couvrir les preuves mettant en cause des Iraniens afin de renouer des relations diplomatiques et commerciales avec Téhéran. Sous couvert d'un projet de "commission de vérité" proposé par Fernandez en 2013, la présidente et plusieurs proches, dont le ministre des Affaires étrangères Hector Timerman, auraient tenté de faire annuler les mandats d'arrêt pris par Interpol contre cinq suspects iraniens. La justice argentine accuse l'Iran d'avoir financé l'attentat de 1994, ce que la république islamique dément. Le corps du procureur a été découvert dans la salle de bains de son appartement, dans le quartier chic de Puerto Madero, à Buenos Aires, précisent plusieurs journaux. Aucun commentaire n'a pu être obtenu dans l'immédiat auprès du gouvernement. (Sarah Marsh et Maximiliano Rizzi; Henri-Pierre André pour le service français)

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