Un possible gazoduc entre la Russie et la Corée du Sud en 2017

le
0
La Russie pourrait livrer du gaz à la Corée du Sud via un nouveau gazoduc dès 2017 qui transitera par la Corée du Nord, a déclaré cette semaine le président de Gazprom, Alexeï Miller, cité par l'agence de presse russe Ria Novosti, suite à la rencontre, mardi, entre les présidents russe et coréen, Dmitri Medvedev et Li Myung-Bak. Cette construction était rendue possible par l'accord donné à la Russie par Kim Jong-Il en août dernier. Le 15 septembre, les compagnies Gazprom et Kogas avaient signé une feuille de route, selon Gazprom. Un premier accord avait été conclu dès 2003 entre les deux parties, qui cherchaient le moyen d'acheminer du gaz malgré l'obstacle de la Corée du Nord. L'agrément russo-sud-coréen précise finalement qu'en cas de rupture d'approvisionnement imputable à la Corée du Nord, c'est la Russie qui en assumera les responsabilités. La Corée du Sud, qui n'est pour l'instant reliée à aucun gazoduc international, doit aujourd'hui importer son gaz naturel sous forme liquéfiée (GNL). Elle est le deuxième importateur mondial après le Japon et achète ainsi 15% du GNL échangé sur les marchés, dont une partie en provenance de Russie. Pour la Corée du Sud, l'intérêt est d'avoir un autre moyen d'approvisionnement, les opérations de liquéfaction/stockage/regazéification du GNL impliquant un surcoût. Quant à la Russie, elle signe des contrats tous azimuts pour vendre son gaz. Elle doit en effet faire face à une concurrence croissante, en raison notamment du GNL (ses clients pouvant grâce à lui diversifier leurs approvisionnements), mais aussi du gaz de schiste, dont le succès, ces dernières années, contribue aux prix durablement bas du gaz naturel.
Valeur associée
  Libellé Bourse Dernier Var. Vol.
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant