Un policier de la Police aux frontières se suicide avec son arme

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PARIS (Reuters) - Un policier de la Police aux frontières s'est suicidé avec son arme de service dans la nuit de lundi à mardi dans la cour de la PAF à Orly (Val-de-Marne), a-t-on appris de source policière.

Le corps du brigadier-chef a été découvert vers cinq heures du matin par ses collègues. Dans la nuit de samedi à dimanche dernier, une fonctionnaire du commissariat de Castres (Tarn), âgée de 35 ans, avait déjà utilisé son arme de service pour mettre fin à ses jours, mais à son domicile.

Les suicides restent une question récurrente dans la police française où le taux est supérieur de 36% à celui du reste de la population, selon une étude commandée en 2010 à l'Institut national de la santé et de recherche médicale (Inserm).

Depuis 2005, 40 à 55 policiers ont mis fin à leurs jours chaque année en France. Le pic avait été auparavant atteint en 1996 avec 70 suicides.

Un éventail d'aides diverses a été mis en place pour tenter d'enrayer ce phénomène lié en partie à des difficultés d'ordre privé mais aussi aux questions de management, selon certains syndicats qui ont critiqué la politique du chiffre en vigueur lors du dernier quinquennat.

Les chercheurs de l'Inserm ont mis le doigt sur une épineuse question: 53% des policiers se suicident avec leur arme de service, qu'ils sont autorisés à emporter chez eux. Des syndicalistes jugent inutile d'imposer un retrait de l'arme, soulignant qu'un fonctionnaire peut se suicider sur son lieu de travail.

Gérard Bon, édité par Gilles Trequesser

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  • bercam01 le mardi 15 mai 2012 à 14:50

    En résumé, un policier ne peut jamais se servir de son arme pour défendre sa vie ou celle de ses collègues sous peine de risquer la mise en examen, mais il a toute latitude de le faire pour attenter à sa propre vie... Cherchez l'erreur !