Un point et des questions

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Un point et des questions
Un point et des questions

Onze points de retard à mi-saison. C'est le déficit que compte l'OM sur Lille, actuellement troisième du championnat, après son match nul arraché de haute lutte à Gerland face à Lyon (2-2). Un gouffre après 18 journées de souffrance pour le club olympien. A ce rythme-là, c'est tout juste une place en Ligue Europa qui attend les hommes de José Anigo en fin de saison. Et encore? Dimanche, le nouvel entraîneur marseillais n'a pu que constater les manques de son équipe contre les Gones. Dominé, acculé et mené de deux buts après 45 minutes insipides, voire pathétique dans le contenu, l'OM a bénéficié d'un coup du sort du gardien adverse, Rémy Vercoutre pour revenir dans les clous juste avant la pause. Car pour le reste, le niveau affiché a atteint les sommets du ridicule. En surnombre au milieu du terrain, les Lyonnais se sont baladés entre les lignes et se sont procurés une occasion à chaque ballon en profondeur. Il faut dire que la couverture de Rod Fanni et Benjamin Mendy sur les côtés avait comme un goût de niveau amateur. Quant à la défense centrale marseillaise, elle a montré ses limites de complémentarité entre un Nicolas Nkoulou talentueux mais usé, et un Souleymane Diawara déterminé mais besogneux.

Des recrues pas à la hauteur

Ce qui plombe le collectif marseillais, ce sont finalement les méformes des individualités. Des pics de forme disparates qui handicapent la qualité du jeu. Quand l'un est bon (Florian Thauvin), l'autre (Dimitri Payet) ne met plus un pied devant l'autre. Quand l'OM a besoin de ses hommes forts (Mathieu Valbuena et A.Ayew), ils se blessent. Et les recrues (Saber Khalifa, Mario Lemina ou encore Giannelli Imbula) n'apportent pas encore à hauteur de l'investissement estival. Le système de jeu est lui aussi en question. Face au losange de Rémi Garde, José Anigo avait d'abord décidé de conserver le 4-2-3-1 préférentiel d'Elie Baup. Comme pour marcher sur les traces de son prédécesseur. Il s'est finalement pris les pieds dans le tapis. Son réajustement aura au moins permis de changer la physionomie de la rencontre mais ne fera pas oublier la première période catastrophique des siens. De mémoire, on n'avait pas vu un OM aussi pauvre techniquement et tactiquement depuis bien longtemps. Pris dans l'engagement, cette équipe phocéenne n'a pas la victoire dans le sang. Actuellement, la peur semble être la seule chose qui coule dans ses veines.

Trois victoires sur les quinze derniers matchs

De la veine, il en a d'ailleurs fallu pour arracher le match nul sur un but chanceux de Thauvin. Seul joueur, avec Steve Mandanda, qui semble porter aujourd'hui avec envie le maillot marseillais. Lors des quinze derniers matchs officiels, l'OM n'en a remporté que trois contre des équipes encore plus en difficulté (Sochaux, Ajaccio et Montpellier). Pas forcément rassurant avant d'accueillir Bordeaux, équipe en forme du moment avec quatre victoires consécutives en L1, et qui vient de passer devant au classement. Avant le retour en championnat, la bande à José Anigo pourrait se refaire la cerise avec une compétition qui lui sourit plutôt bien depuis plusieurs saisons : la Coupe de la Ligue. Mercredi, c'est face à un TFC, auteur d'un match référence à Nantes, que l'OM cherchera à se qualifier pour les quarts de finale. Un moyen de relancer certains joueurs en perte de vitesse depuis plusieurs semaines, mais surtout l'occasion de renouer avec la victoire qui fuit le club olympien depuis le 29 novembre. Ce serait la moindre des choses?

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