Un plan pour la sécurité des aiguillages après Brétigny

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LA SNCF ET RFF PRÉSENTEJNT LEUR PLAN POUR LA SÉCURITÉ DES AIGUILLAGES APRÈS BRÉTIGNY
LA SNCF ET RFF PRÉSENTEJNT LEUR PLAN POUR LA SÉCURITÉ DES AIGUILLAGES APRÈS BRÉTIGNY

PARIS (Reuters) - La SNCF et le Réseau ferré de France (RFF) ont annoncé mardi un investissement de 410 millions d'euros, sur la période 2014-2017, pour renforcer la sécurité des aiguillages et du réseau, après le déraillement d'un train à Brétigny-sur-Orge (Essonne) le 12 juillet.

Il s'agit d'un très important programme "qui vise à donner à la maintenance des voies un niveau de sécurité sans équivalent connu et qui est d'application immédiate", ont précisé les deux sociétés dans un communiqué.

Le nombre d'aiguillages renouvelés sera porté de 300 à 500 par an.

"Aujourd'hui je dis qu'on est responsables d'apporter des suites à cette catastrophe, c'est-à-dire de prendre toutes les décisions pour que ça ne puisse pas se reproduire", a dit le président de la SNCF, Guillaume Pépy, sur RTL.

Guillaume Pépy et Jacques Rapoport, président de RRF, ont confirmé mardi que l'éclisse, la pièce de métal mise en cause dans l'accident qui a fait sept morts le 12 juillet dernier, possédait des défauts antérieurs à l'accident.

Ils ont précisé qu'un boulon de cette pièce servant à tenir deux rails manquait, que deux autres étaient desserrés et qu'une fissure au coeur du rail était à l'origine de l'accident.

L'éclisse, qui s'était retournée, était venue se nicher au coeur de l'aiguillage.

Prié de dire si les défauts relevés étaient liés à une défaillance technique ou à un défaut de maintenance, Jacques Rapoport a répondu sur BFMTV qu'il appartiendrait à l'enquête judiciaire de le déterminer.

"Il faut accepter dans notre pays que ce n'est pas à la SNCF, pas aux médias, pas aux syndicats de le dire mais à la justice de le dire", a dit pour sa part Guillaume Pépy.

La SNCF a versé à 35 victimes ou familles de victimes de la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge, une "aide de première urgence" de 10.000 à 50.000 euros.

L'entreprise précise que ce n'est ni une indemnisation ni une avance sur indemnisation et que cela ne préjuge aucunement des décisions qui pourraient être prises en matière de préjudice matériel ou corporel ou en cas de procès.

Trois enquêtes -une par le parquet d'Evry, une par le ministère des Transports et une dernière par la SNCF et Réseau ferré de France- ont été ouvertes.

Gérard Bon, édité par Yves Clarisse

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  • nayara10 le mardi 8 oct 2013 à 20:44

    Un seul plan:ZÉRO RACQUAILLE !!!.Ce probème technique n'existant pas avant .Il est reproductible...