Un plan antiterroriste visant à protéger chaque Français

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    * Des unités pourront intervenir partout en moins de 20 
minutes 
    * Dix-sept millions d'euros consacrés à leur équipement 
 
    PARIS, 29 février (Reuters) - Le ministère de l'Intérieur 
Bernard Cazeneuve a lancé lundi un plan tirant les enseignements 
des attentats de 2015 et visant à pouvoir riposter plus 
rapidement à d'éventuelles attaques terroristes à Paris mais 
aussi en province. 
    Le dispositif passe par un renforcement des brigades 
anticriminalité (BAC) de la police et des pelotons de 
surveillance et d'intervention de la gendarmerie (PSIG). 
    Ces unités pourront être mobilisées dans un délai de vingt 
minutes à n'importe quel endroit du pays. 
    "La menace est à un niveau le plus élevé qu'elle n'a jamais 
été", a répété Bernard Cazeneuve, soulignant que chaque Français 
devait pouvoir bénéficier du "même niveau de sécurité", où qu'il 
vive sur le territoire.  
    "Les BAC et les PSIG doivent pouvoir intervenir le plus 
rapidement possible en renfort des premières patrouilles 
engagées, notamment lorsque nous sommes confrontés à des tueries 
de masse", a-t-il ajouté lors d'un déplacement à la BAC du XXe 
arrondissement de Paris. 
    Paris et sa région ne sont pas les seules cibles 
potentielles des djihadistes, comme l'ont démontré la 
décapitation d'un chef d'entreprise en Isère en juin 2015 et 
l'attaque d'un commissariat à Joué-les-Tours en 2014. 
    Les attentats de 2015 ont également montré que les BAC, qui 
sont constamment en patrouille, étaient les premières à arriver 
sur les lieux des attaques mais qu'elles étaient presque 
impuissantes face à des terroristes disposant d'armes de guerre. 
             
    LES POLICIERS SONT DES CIBLES POTENTIELLES  
    Le but est d'obtenir "un maillage resserré, ainsi qu'une 
articulation très fine entre police et gendarmerie, afin que 
l'ensemble du territoire soit couvert", a dit Bernard Cazeneuve. 
    Il a souligné que, plus largement, le seul fait de porter 
l'uniforme faisait désormais des policiers "des cibles" et que 
les malfaiteurs avaient eux aussi recours à des armes lourdes. 
    Les équipements des BAC et des PSIG seront donc renforcés au 
plus tard d'ici juin pour leur permettre d'intervenir sans 
attendre l'arrivée du Raid ou des gendarmes d'élite du GIGN, qui 
sont projetables au besoin par moyens aériens. 
    Elles seront dotées de boucliers balistiques souples, de 
fusils d'assaut allemands HK G36, de lanceurs de balles de 
défense et de grenades de désencerclement, avec des stocks de 
munitions renforcés. 
    Dans la police, chacun des membres des 1.745 équipes de la 
BAC aura en outre à sa disposition un casque balistique et des 
protections pour d'autres parties du corps. 
    Enfin, le parc automobile sera modernisé, avec la livraison 
d'ici la fin du mois de mai dans les services parisiens de 65 
nouveaux véhicules équipés d'un coffre sécurisé. 
    "En tout, nous aurons ainsi consacré 17 millions d'euros à 
l'optimisation des équipements des BAC et des PSIG", a précisé 
Bernard Cazeneuve.      
 
 (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse) 
 
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