Un pirate à l'assaut de l'Élysée

le
0
Jean-Pierre Gorges  à droite sur la photo, aux côtés d Hervé Novelli en octobre 2003. 
Jean-Pierre Gorges  à droite sur la photo, aux côtés d Hervé Novelli en octobre 2003. 

Son nom est Gorges, Jean-Pierre Gorges. Vous ne le connaissez sans doute pas, mais vous risquez d'entendre parler de lui dans les jours prochains. L'homme est, en effet, candidat à l'élection présidentielle. Un fantaisiste ? Assurément, non. Cet ancien directeur de systèmes informatiques a conquis ? à la surprise générale ? la ville de Chartres en 2001, où il a été réélu à deux reprises par la suite (avec 53,50 % des voix au premier tour en 2014). Et il est député à l'Assemblée nationale depuis 2002, membre de la très austère commission des Finances. Élu à chaque fois au nez et à la barbe des appareils politiques. « Être maire et parlementaire depuis quinze ans, réélu trois fois, c'est un CV politique plus important qu'avoir été ministre pendant deux ans, sans rien faire », décoche l'audacieux.

Pourquoi serait-il moins légitime qu'un autre, après tout ? « Ma légitimité, lance Jean-Pierre Gorges, j'irai la chercher auprès de mes pairs, les élus locaux. Pour se présenter à l'élection présidentielle, il n'y a qu'un critère qui compte : obtenir 500 signatures d'élus. » Aucun complexe. « Tous ceux qui se présentent, à droite comme à gauche, ont gouverné et échoué, argumente-t-il. Moi, l'économique, le social, la sécurité, la justice, j'y suis au contact tous les jours. Je suis président d'un hôpital, d'un office d'habitat, je gère donc aussi la santé, le logement. Je peux m'exprimer sur tous ces...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant