Un peu moins de contraction mais pas de reprise en zone euro

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UN PEU MOINS DE CONTRACTION MAIS PAS DE REPRISE EN ZONE EURO
UN PEU MOINS DE CONTRACTION MAIS PAS DE REPRISE EN ZONE EURO

par Andy Bruce

LONDRES (Reuters) - La contraction de l'économie de la zone euro a été un peu moins forte en novembre que ce qui avait été précédemment estimé, mais il n'y a pas pour autant de signe que la zone soit sur le point de sortir de la récession, montrent les résultats des enquêtes des directeurs d'achats publiées mercredi.

L'indice PMI composite de Markit, qui mesure l'activité de milliers d'entreprises de la zone euro, est remonté à 46,5 en novembre, contre 45,7 en octobre, dépassant la première estimation de 45,8 faite il y a dix jours.

L'indice n'en reste pas moins nettement sous le seuil de 50 qui marque la limite entre contraction et croissance, pour la quatorzième fois en quinze mois, et en l'absence de perspective de nouvelles mesures de soutien à l'activité, il y a peu de raisons d'espérer un rebond à court terme.

Selon Markit, la révision à la hausse de l'indice PMI par rapport aux estimations flash pourrait s'expliquer par un surcroît d'activité à la fin du mois, aucune autre raison ne pouvant être avancée.

"C'est une bonne nouvelle car cela pourrait être un signe que l'activité a atteint un plancher au troisième trimestre", estime Annalisa Piazza, économiste chez Newedge Strategy à Londres.

"On ne voit cependant aucun signe d'amélioration qui laisserait penser que l'économie de l'Union monétaire pourrait rebondir dans un futur proche. Notre scénario de base reste une nouvelle contraction du PIB au moins jusqu'au premier trimestre 2013."

PAS DE PRESSION INFLATIONNISTE

La France, l'Espagne et l'Italie sont les pays qui ont le plus pesé sur la tendance en novembre, alors que l'Allemagne a vu sa situation s'améliorer.

Sur l'ensemble de la zone, l'enquête de Markit suggère une aggravation de la récession, après le recul de 0,1% enregistré au troisième trimestre, les indices composite et du secteur des services confirmant la tendance montrée lundi par les indices du secteur manufacturier.

Le sous-indice composite des nouvelles commandes a certes été fortement révisé à la hausse, de 44,1 à 45,0, mais il n'en traduit pas moins un déclin des commandes à un rythme élevé.

L'activité des services, comme les banques, les hôtels et les restaurants - une part importante du secteur privé de la zone euro - a aussi été révisée à 46,7, contre 45,7 en première estimation et 46,0 en octobre. C'est son rythme le plus lent depuis trois mois.

Les prix de vente ont de nouveau baissé en novembre, au même rythme que les mois précédents, laissant penser que l'inflation ne serait pas un obstacle si la Banque centrale européenne (BCE) - qui tient jeudi sa réunion mensuelle - souhaitait accentuer sa politique monétaire accommodante.

"L'amélioration montrée par l'enquête auprès des directeurs d'achat du secteur des services rend improbable une baisse des taux d'intérêt de la BCE jeudi", juge cependant Howard Archer, économiste chez IHS Global Insight.

"Nous pensons néanmoins qu'une baisse, de 0,75% à 0,50%, est probable début 2013 vu que la zone euro peine à croître et qu'il n'y a pas de pression inflationniste."

Tangi Salaün pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat

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