Un petit vent d'optimisme souffle sur le marché immobilier Français

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Pour la première fois depuis quatre ans, le nombre d’acquéreurs augmente. Les prix poursuivent leur légère décrue dans bon nombre de grandes villes. Mais cette tendance pourrait ne pas durer.

Après quatre années moroses, un petit vent d’optimisme est en train de souffler sur le marché immobilier Français. Profitant de taux de crédits immobiliers au plus bas (2,01 % en moyenne toutes durées confondues en mai), les acquéreurs sont de plus en plus nombreux à devenir propriétaires, constate le baromètre mensuel de MeilleurAgents, qui s’appuie sur les promesses de vente signées en mai dans neuf grandes villes et dans tous les départements d’Ile de France. «Pour la première fois depuis quatre ans, le nombre d’acquéreurs actifs pour un bien à vendre augmente», constate Sébastien de Lafond, président de MeilleursAgents. Certes, partout en France, il y a toujours moins de deux acquéreurs potentiels pour un logement à vendre, ce qui signifie que le marché n’est pas encore fluide, mais cette tendance évolue. C’est particulièrement vrai à Nantes (1,5 acquéreur actif pour un bien) et Lyon (1,3) où le nombre d’acheteurs se rapproche d’un marché équilibré et dans une moindre mesure à Paris et Bordeaux.

«Avec des prix qui ont baissé à Paris de près de 10 % depuis le plus haut de 2011, de 5 % en Petite Couronne, de 8 % en Grande Couronne, de 14 % à Marseille ou encore de 6 % à Nice, les acteurs ont désormais intégré la baisse dans leur compréhension du marché. Un nombre croissant d’acheteurs a le sentiment de pouvoir faire de bonnes affaires et de ne pas faire d’erreur en achetant dans la période actuelle», justifie l’étude de Meilleursagents.

Malgré le frémissement du marché, les acquéreurs ont toujours la main et les prix ont poursuivie leur lente décrue un peu partout en France. A Paris, ils ont timidement reculé de 0,9 % depuis le début de l’année (-0,3 % en mai et -3,1 % sur un an). Les grands appartements (plus de 200 m2 ou plus de 1,5 millions d’euros) avec défauts, ne trouvent toujours pas preneur. Même tendance dans la majorité des départements d’Île de France (à l’exception du Val de Marne, + 0,7 % depuis janvier). En province, les situations sont un peu plus contrastées, la façade ouest du pays reprenant du poil de la bête. Depuis le début de l’année, les prix grimpent à Nantes (+3 % et + 1,3 % en un an), Bordeaux (+0,9 % et + 1,1 % en un an), à Montpellier (+0,8 %). Et les prix résistent à Lille (-0,1 % depuis janvier et + 0,5 % en un an) et Toulouse (stable depuis janvier et -0,2 % en un).

Partout ailleurs, la tendance est inversée. C’est à Strasbourg que les prix reculent le plus (-3 % depuis janvier et -4,5 %). Les marchés immobiliers de Nice (-0,9 % depuis janvier et -3,8 % en un an), Marseille (-0,5 % depuis janvier et -2 % sur un an) et Lyon (-0,6 % depuis janvier et -1,6 % sur un an).

«Nous sommes peut-être en train d’assister à un retournement de tendance du marché immobilier français, avance Sébastien de Lafond, qui table sur une augmentation du nombre d’acquéreurs dans les mois qui viennent.» Les prix pourraient d’abord se stabiliser avant de recommencer à monter….

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  • remimar3 le mercredi 3 juin 2015 à 17:48

    Ce sont les intermédiaires qui ont souffert car beaucoup de vendeurs ne sont pas pressés. Disons que ces intermédiaires ne font pas de publicité aux quelques transactions réalisées en forte baisse. Cela permet de maintenir des prix élevés dans la tête des acheteurs potentiels.

  • M4369955 le mercredi 3 juin 2015 à 13:52

    Vous avez vu une baisse franche vous ? moi pas. les prix demeurent et demeureront haut car ce marché n'est pas flexible à la baisse (tout simplement parceque les vendeurs préfèrent retirer leur bien de la vente plutôt que de baisser le prix, sauf pour ceux qui ont le couteau sous la gorge).

  • zeisuke le mercredi 3 juin 2015 à 13:12

    Ah bon 4 années morose je croyais que l'immo n'avait pas souffert !!!! Peut être que l'activité est due à l'idée que les taux vont remonter dans un futur de plus en plus proche ?

  • M6602723 le mercredi 3 juin 2015 à 12:59

    il est urgent d'attendre, il y a encore un fort potentiel de baisse.Il n'y aucune raison valable pour que les prix de l'immo augmentent (le chômage va continuer à augmenter au moins pendant 2 ans (même si par exemple d'ici 6 mois il y une inversion de la courbe, le chômage continuera d'augmenter...).Acheter aujourd'hui c'est pas rentable, soyer patient encore 1 an et il y aura du - 10 ou -20%.