"Un pétard a atterri sur mon pied et ça a explosé !"

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"Un pétard a atterri sur mon pied et ça a explosé !"
"Un pétard a atterri sur mon pied et ça a explosé !"

Sa soif insatiable d'aventure l'a jusqu'ici mené en Europe de l'Est. Après l'Ukraine et la Russie, Damien Le Tallec a ajouté une nouvelle destination à sa carrière : la Serbie. Premier Français à représenter l'Étoile rouge de Belgrade, le frère cadet d'Anthony continue de dessiner une trajectoire singulière après avoir été formé à Rennes et connu le Borussia Dortmund. Entretien sans filtre avec un expatrié enfin épanoui.

En janvier dernier, tu as rejoint l'Étoile rouge de Belgrade et es devenu par la même occasion le premier Français dans l'histoire du club. Comment as-tu vécu ça ?
Pour moi, ce n'est pas exceptionnel parce que partout où je vais, je suis le premier Français (sourires). Donc j'ai un peu l'habitude de ça. Mais ce qui est le plus important pour moi, c'est que je suis le premier joueur tricolore à jouer ce fameux derby contre le Partizan Belgrade. C'est ce qui me rend heureux. Il n'y a que moi qui ai eu les couilles d'aller là-bas pour aller disputer ce derby !

Tu évoques justement le célèbre "derby éternel" que tu as disputé à deux reprises cette saison, dont le dernier récemment (16 avril, 1-1). L'ambiance était-elle aussi survoltée qu'on le dit ?
C'est complètement dingue. De toute façon, quand on regarde le match à la télévision, tout le monde le voit. La rencontre est arrêtée à cinq reprises à cause des pétards et des fumigènes sur la pelouse. On ne voit plus rien sur le terrain ! Mais je trouve ça bien, j'aime bien la tension. C'est excitant. Ce que j'ai surtout aimé, c'était de jouer au Partizan (27 février, 1-2). À l'échauffement, dès qu'on est sorti du tunnel, les supporters adverses nous jetaient des balles de golf, des pétards. J'ai d'ailleurs un pétard qui a atterri sur mon pied et "boum", ça a explosé ! À la fin du match, on ne pouvait même plus rentrer par le tunnel. On devait rester sur la pelouse et on a ensuite dû taper un sprint pour aller jusqu'aux vestiaires. Comme je disais dans une précédente interview, c'est la jungle ici. En France, on ne voit pas beaucoup de fumigènes. Mais quand je dis que c'est jungle, c'est dans un sens positif. Ce n'est pas n'importe quoi non plus. Les supporters ne viennent pas nous attaquer sur le terrain. C'est une ferveur que j'aime.

Tu habites seulement à quelques minutes du stade Rajko-Mitic, plus connu sous le nom de "Marakana". En dehors des terrains, est-ce que tu as pu également ressentir cette rivalité exacerbée entre les deux équipes ?
Oui, partout. Dans toute la ville. Et pas seulement quand il y a le derby. De toute façon, ici en Serbie, les gens sont soit pour le Partizan ou pour le Red Star. Ils ne te diront jamais…







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