Un paysan bloque la construction du Grand stade de Lyon

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VIDÉO - Le stade doit être livré pour l'Euro 2016 de football. Mais le projet de construction bute contre Philippe Layat, un paysan qui depuis trois ans lutte contre l'expropriation de ses terres.

«Non à l'expropriation des terres de Philippe Layat, et pour le maintien des zones agricoles en périphérie urbaine», peut-on lire sur la pétition de soutien en ligne. Philippe Layat, c'est ce paysan habitant dans la commune de Décines qui lutte depuis trois ans contre le Grand Lyon et l'Olympique Lyonnais. Le projet du grand stade de l'Olympique Lyonnais implique q'une partie de ses terres lui soient expropriées, afin que la construction puisse être réalisée. Alors qu'environ 80 expropriations ont déjà été effectuées, Philippe Layat continue de résister.

Au mois de mai, la cour administrative d'appel a pourtant annulé les déclarations d'utilité publique autorisant les expropriations relatives au projet. Mais le Grand Lyon (communauté urbaine de Lyon) a commencé les travaux sur la parcelle de l'agriculteur au motif qu'un pourvoi en cassation devant le Conseil d'État était déposé et que la décision n'était donc pas définitive.

Un projet à rebondissements depuis son origine

Depuis l'annonce du site retenu - Décines, dans la banlieue est de Lyon - en 2007, ce projet «d'OL Land» est loin de faire l'unanimité. Malgré la signature du permis de construire par le maire de Décines en février 2012, et la première pierre du stade posée en août 2013, le projet du grand stade de l'Olympique lyonnais continue d'être entravé. Alors que l'enceinte doit être livrée pour l'Euro 2016 de football, qui se déroulera en France, la construction des voies d'accès pose toujours problème.

«Les élus ont décidé de poursuivre les travaux. Il est essentiel de rappeler que la décision a été rendue sur la forme, le juge n'a jamais remis en question le fond, c'est-à-dire l'utilité publique de la voie à construire qui traverse la parcelle de l'agriculteur. Il s'agit d'une déviation du centre de Décines, qui aurait été construite, même sans le stade», peut-on lire dans les colonnes du journal Le Monde, qui a joint le Grand Lyon. Dans un reportage vidéo de l'AFP tourné en décembre 2012, Philippe Layat apparaissait déjà très déterminé: «Je ne peux pas accepter l'inacceptable», martelait-il en menaçant d'entamer une grève de la faim pour protéger sa propriété familiale.

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