Un patron baisse son salaire pour augmenter ses salariés : le retour de bâton

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Une employée de l'entreprise américaine Gravity Payments. Photo d'illustration.
Une employée de l'entreprise américaine Gravity Payments. Photo d'illustration.

Une stratégie payante, mais seulement un temps. Le geste de Dan Price, un jeune patron qui avait divisé sa rémunération par 14 pour pouvoir augmenter ses salariés, fixant le salaire minimum annuel à 70 000 dollars, avait fait parler de lui, se transformant en un gros coup marketing pour la société Gravity Payments. La générosité du patron de l'entreprise américaine de services de paiements avait en effet rapidement attiré de nouveaux clients, mais aussi des milliers de CV. Mais, près de trois mois plus tard, les nouvelles ne sont plus aussi bonnes, comme le révèle un article du New York Times.

Le quotidien américain indique ainsi que certains clients n'ont pas particulièrement apprécié l'annonce du trentenaire, la voyant comme un acte politique les poussant à résilier leur contrat avec l'entreprise. D'autres ont préféré mettre fin à leur collaboration avec Gravity Payments, craignant que l'augmentation des salaires des employés ne se répercute sur les tarifs de la société, le patron affirmant pourtant le contraire. Une perte de contrats qui s'est fait ressentir malgré la signature de nouveaux clients, ces derniers commençant à payer à partir de l'année prochaine et ne pouvant donc couvrir les frais liés à l'embauche de la douzaine de nouveaux salariés.

Les patrons mécontents

Les hausses de salaire n'ont par ailleurs pas non plus été toujours bien perçues au sein même de l'entreprise, des seniors jugeant...

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  • M5441845 le mercredi 5 aout 2015 à 08:50

    S'il y a bien quelque chose que le monde de la finance apprécie, c'est la sagesse et la discrétion. Les gens ensuite font eux même le tri entre les gestionnaire sages et efficaces et les purs bling-bling. Une publicité provocante dans ce milieu aura toujours l'effet inverse de ce qui était attendu. Ce monsieur aurait pu augmenter ses employés, sans le crier sur la place publique...

  • noterb1 le mercredi 5 aout 2015 à 08:38

    @ddt15 Ce qui ne marche pas c'est le fait que des patrons n'acceptent pas qu'on puisse avoir une autre idéologie qu'eux ! Le principe de base c'est la cupidité selon les mots de Stiglitz ( Nobel d'économie) Pour eux un patron non cupide est un anormal qu'il faut détruire .

  • noterb1 le mercredi 5 aout 2015 à 08:36

    "certains clients n'ont pas particulièrement apprécié l'annonce du trentenaire, la voyant comme un acte politique" ces braves clients n'aiment pas le mauvais exemple . L'acte politique c'est celui qui consiste à retirer une commande non pas à cause du prix mais ... du manque de cupidité d'un patron

  • kpm745 le mercredi 5 aout 2015 à 08:04

    Du pipo, la seule chose qui tient c'est l'offre et la demande

  • M3052456 le mercredi 5 aout 2015 à 07:46

    L'article va être retweeté un maximum par le MEDEF et les patrons du CAC !

  • doullens le mercredi 5 aout 2015 à 07:34

    @ mucius : alors on mange bien a l'asile ?

  • ddt15 le mercredi 5 aout 2015 à 07:33

    la preuve par l exemple que l egalitarisme et le socialisme ca ne marche pas

  • doullens le mercredi 5 aout 2015 à 07:33

    vous supprimé mais commentaire je veux bien mais dans se cas là vous mettez tous le monde aux même pied d’égalité

  • porcient le mercredi 5 aout 2015 à 00:38

    Le patron turque de Yemeksepeti a tout compris. Il vend sa boîte, prend le chèque, garde son job et donne 200 000 euros à tous ses employés. Well done !

  • M4760237 le mardi 4 aout 2015 à 23:59

    Etre généreux, ça ne paye pas toujours. Même aux USA.