Un partisan des Frères musulmans tué au Caire lors de heurts

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LE CAIRE (Reuters) - Des heurts ont éclaté vendredi dans plusieurs villes d'Egypte entre les forces de l'ordre et des partisans des Frères musulmans, dont un a été tué par balles près du centre du Caire, dit-on de source militaire égyptienne.

Dans la capitale, plusieurs cortèges de manifestants se sont formés et des heurts ont été signalés en divers points. Un véhicule militaire a tiré à balles réelles en direction des partisans des Frères musulmans qui avaient un peu plus tôt été délogés à coups de gaz lacrymogènes de la place Tahrir, a constaté un correspondant de Reuters sur place.

Les milliers de manifestants du Caire ont tenté de marcher en direction du palais présidentiel mais ont été refoulés par les forces de police.

Les partisans des Frères musulmans ont également pris la direction de la place Rabaa al Adaouia, dans les faubourgs du Caire, d'où ils avaient été délogés par la force en août.

Les manifestants agitaient des drapeaux égyptiens et scandaient des slogans hostiles au général Abdel Fattah al Sissi, chef d'état-major de l'armée.

Les autorités égyptiennes, qui avaient averti qu'elles ne toléreraient aucun nouveau sit-in, ont dépêché l'armée et la police en renfort sur les lieux.

HEURTS AUSSI À ALEXANDRIE

La place Rabaa al Adaouia a été cet été le principal campement des manifestants pro-Morsi, qui souhaitaient le rétablissement du président issu des Frères musulmans et premier président égyptien démocratiquement élu.

Ils en avaient été délogés le 14 août au terme d'une journée sanglante. Un autre sit-in, moins important, sur la place Al Nahda, à Gizeh, avait été évacué le même jour. Des centaines de personnes avaient trouvé la mort dans ces opérations.

Des heurts ont été signalés dans plusieurs autres villes d'Egypte, dont Alexandrie et deux villes du delta du Nil, entre les forces de sécurité et les partisans du président islamiste Mohamed Morsi, déposé par l'armée le 3 juillet.

La répression en cours contre les Frères musulmans est l'une des plus violentes subies par la confrérie depuis sa création il y a 85 ans. Des centaines de ses partisans ont été tués par les forces de l'ordre et nombre de ses dirigeants sont en prison.

Maggie Fick et Hadeel al Shalchi, Jean-Philippe Lefief, Danielle Rouquié et Eric Faye pour le service français, édité par Gilles Trequesser

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  • M2280901 le vendredi 4 oct 2013 à 18:06

    très bien , un seul ?