Un palmarès des grandes surfaces les moins chères

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Pour un même panier de denrées alimentaires, le ticket de caisse peut varier de 17,60 euros entre l'enseigne la plus chère et la moins chère, selon le magazine Linéaires , cité par Le Parisien - Aujourd'hui en France .

Où faut-il faire ses courses pour bénéficier des meilleurs prix? Chaque trimestre depuis 1999, le magazine spécialisé Linéaires réalise une enquête nationale pour tester la politique tarifaire des enseignes de la grande distribution. Le Parisien-Aujourd'hui en France révèle ce vendredi le palmarès ainsi établi. Le même chariot de denrées peut ainsi coûter 17,60 euros de plus dans l'enseigne la plus chère que dans l'enseigne la moins chère.

Parmi les 170 magasins visités par les équipes du magazine, ce sont les Centres Leclerc qui offrent les prix les plus intéressants. Linéaires souligne même que l'enseigne réalise sa meilleure performance depuis la création de l'indice. Carrefour prend la seconde place. Un rang que le distributeur retrouve grâce à une «reprise en main des activités par Noël Prioux l'été dernier», précise le magazine. Fragilisée depuis dix ans par la difficile digestion de Promodès (Continent, Champion), il arrivait à l'enseigne de «remonter ses prix en fin d'année, uniquement pour réaliser ses objectifs et satisfaire ses actionnaires», explique Florent Vacheret, responsable du magazine, au Parisien-Aujourd'hui en France. Carrefour privilégie désormais les prix bas aux promotions occasionnelles.

La révolution du «drive»

Intermarché se place troisième, suivi de Super U, Carrefour Market, Auchan, Simply, Cora, Smatch, Géant, Casino et enfin Monoprix. Bonne dernière (le même panier y coûte 111,50 euros contre 93,90 euros chez Leclerc) l'enseigne citadine assume sa politique tarifaire, tournée vers une clientèle qui fait des courses d'appoint et réclame des horaires d'ouverture tardifs. Florent Vacheret note une concurrence accrue entre les enseignes et un creusement des écarts de prix depuis trois ans. La libéralisation des prix et l'application de la loi de modernisation de l'économie (LME) ont encouragé la bataille des grandes marques nationales (Coca-Cola, Danette...). Désormais vendues par le hard discounter Lidl, ces marques obligent notamment Leclerc, qui donne le tempo des prix en France, à faire des efforts pour ne pas se laisser distancer, affirme Florent Vacheret.

D'autant qu'une autre bataille s'annonce, et celle-ci se joue sur Internet. Avec l'arrivée des «drive» (commandes passées en ligne puis retirées dans un point de retrait sans entrer dans le magasin), les habitudes des consommateurs changent. L'achat d'impulsion provoqué par la promotion des têtes de gondole tend à disparaître. Il devient également plus simple de comparer les prix d'une enseigne à l'autre. Au Royaume-Uni, il est même possible de déposer sa liste de courses sur un site Internet qui identifie alors dans quel magasin se rendre pour réaliser des économies.

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  • M7880440 le vendredi 8 juin 2012 à 21:41

    Pas cher et pas bon facile.....LECLERC = nombrilism.... ils se font plaisir...

  • gouraudp le vendredi 8 juin 2012 à 14:39

    Pas bon chez leclerc...

  • p.prevo7 le vendredi 8 juin 2012 à 13:30

    cqfd: M7686236! parce que chez Leclerc il faut manger ce qu'eux ont jugé interessant pour eux, certains articles n'y sont pas!

  • M7686236 le vendredi 8 juin 2012 à 13:14

    c'est facile d'avoir des prix bas au detriment de la qualité