Un nuage de gaz nauséabond de Paris à Londres

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UNE FORTE ODEUR DE GAZ NON TOXIQUE SUBMERGE PARIS
UNE FORTE ODEUR DE GAZ NON TOXIQUE SUBMERGE PARIS

PARIS (Reuters) - Un nuage de gaz nauséabond mais sans danger à faible dose a submergé la région parisienne dans la nuit de lundi à mardi et a même atteint le sud-est du Royaume-Uni, à la suite d'émanations provenant d'une usine de Seine-Maritime.

Les odeurs ressenties de Rouen à Paris ont déclenché une vague d'appels d'habitants inquiets vers les services d'urgence.

Le 16e de finale de la Coupe de France de football qui devait opposer mardi soir Rouen à l'Olympique de Marseille a été reporté sur décision de la préfecture de Seine-Maritime, a annoncé la Fédération française de football.

Dans le Kent, au sud de Londres, les pompiers ont invité dans un communiqué les habitants à laisser portes et fenêtres fermées en raison d'un nuage de gaz venu de France.

Un responsable de l'usine Lubrizol de Rouen, d'où émane le dégagement de gaz, a indiqué que l'incident devrait être résolu dans la soirée.

Les autorités, qui préviennent que l'odeur devrait perdurer "une bonne partie de la journée", précisent que le gaz en cause ne présente "aucune toxicité" et que "son inhalation ne présente aucun risque".

"Le mercaptan est un composé soufré donnant des odeurs nauséabondes de sueur, d'ail, voire d'oeuf pourri", précise la préfecture de police.

La mercaptan est associé au gaz de ville afin de permettre de sentir une fuite qui serait autrement inodore.

FIN DE L'INCIDENT PRÉVU MARDI SOIR

"Avant de contacter les services de secours pour une odeur de gaz ressentie, assurez-vous que cette odeur diffuse est ambiante et non localisée à votre appartement ou au local dans lequel vous vous trouvez", a demandé mardi dans un communiqué la préfecture de police de Paris.

Les opérations de "neutralisation" devraient être achevées dans la soirée, a indiqué Pierre-Jean Payrouse, le directeur des opérations internes de l'usine, classée Seveso.

"Nous allons valider avec les autorités locales les opérations de neutralisation (...) et dans la soirée le problème devrait être résolu", a déclaré Jean Payrouse sur RTL.

Il a précisé que l'odeur nauséabonde venait d'un produit qui s'était décomposé en raison d'une "élévation anormale de température", pour des raisons qui n'ont pas encore été élucidées, et qui s'échappe de l'usine.

"Normalement, dans la fabrication de ces produits, il n'y a pas du tout de génération de Mercaptan. Le fait qu'il y ait génération, c'est un produit qui s'est décomposé", a-t-il dit.

Selon Jean Payrouse, le produit rejeté est "non toxique" aux concentrations actuelles. "La meilleure preuve, c'est qu'il est utilisé pour les boules puantes".

Des personnes s'étant plaintes de maux de tête et de nausée, il a estimé que certaines étaient "plus sensibles que d'autres à ce genre d'odeur" mais que ça n'allait pas plus loin.

Il a confirmé qu'un incident du même type s'était déjà produit dans la même usine dans les années 90, précisant que les systèmes de sécurité et de traitement avaient été renforcés.

Geert DeClercq et Julien Ponthus, édité par Yves Clarisse

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  • tropdimp le mardi 22 jan 2013 à 18:47

    1986: Mitterand au pouvoir: "Le nuage de Tchernobyl n'a pas atteint le territoire français"2013: Hollande au pouvoir: "Le mercaptan n'est pas dangereux pour la santé"RDV dans 20 ou 30 ans, une fois que les conséquences sur la santé seront "connus", pour remercier notre bon président !

  • M2280901 le mardi 22 jan 2013 à 13:40

    Delanoé a des flatulences ?