Un nouvel assouplissement sans doute nécessaire-Shafik (BoE)

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 (Actualisé avec la réaction du sterling, contexte) 
    LONDRES, 28 septembre (Reuters) - Minouche Shafik, 
gouverneur adjoint de la Banque d'Angleterre (BoE), estime que 
la banque entrale devra à nouveau stimuler l'économie 
britannique "à un moment ou à un autre" pour amortir le choc de 
la décision de quitter l'Union européenne (UE). 
    "Je ne doute pas que le Royaume-Uni subisse un choc 
économique d'ampleur à la suite du référendum", dit-elle, dans 
un discours qu'elle devait prononcer mercredi. 
    La BoE, qui a ramené son taux d'intervention à un plus bas 
record de 0,25% et annoncé toute une série de mesures de relance 
en août, a laissé entendre qu'un nouvel assouplissement 
monétaire aurait sans doute lieu cette année même s'il semble 
que, pour le moment, l'économie britannique ne souffre pas 
autant du Brexit que la banque centrale ne le pensait. 
    La baisse du sterling qui a suivi l'issue du référendum du 
23 juin a aidé une économie suffisamment souple pour s'y adapter 
mais le processus d'ajustement sera douloureux, avertit Shafik. 
    "C'est là que la politique monétaire peut entrer en jeu et 
il me semble vraisemblable qu'un nouvel assouplissement 
monétaire s'imposera à un moment ou à un autre pour faire en 
sorte qu'un ralentissement de l'activité économique ne se 
transforme pas en quelque chose de plus funeste", dit-elle. 
    Ces propos ont provoqué un recul du sterling, revenu en deçà 
de 1,30 dollar, à 1,2986  GBP= , soit un recul de 0,3%. Le 
sterling était aussi en recul de 0,3% contre l'euro, à 86,365 
pence  EURGBP= . 
    "Le calendrier probable d'un tel assouplissement dépendra de 
l'évolution continue des statistiques dans les semaines et mois 
à venir", poursuit Shafik, qui démissionnera l'an prochain du 
comité de politique monétaire de la BoE. 
    "Pour l'instant, l'amélioration bienvenue des indicateurs 
avancés laisse penser que le ralentissement n'est peut-être pas 
aussi prononcé ou brutal que nous aurions pu le craindre", 
dit-elle encore, ajoutant qu'en matière monétaire elle préfère 
agir par anticipation "plutôt qu'être prise de court et agir 
trop tard et de manière insuffisante".   
    Les propos de Shafik tranchent avec ceux de sa collègue 
Kristen Forbes, qui estimait la semaine dernière qu'il n'y avait 
pas lieu d'abaisser encore les taux d'intérêt. 
    Ils sont également moins optimistes que ceux du gouverneur 
Mark Carney qui, dans un entretien publié mercredi, juge que les 
perspectives de l'économie britannique sont positives sur le 
long terme.  
    Ces déclarations avaient poussé le sterling à un pic de 
1,3032 dollar en début de journée en Europe, avant qu'il ne 
redescende. 
     
 
 (William Schomberg, Wilfrid Exbrayat pour le service français) 
 

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