Un nouveau PTZ pour toucher un plus large public

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Le gouvernement détaille aujourd’hui l’élargissement du prêt à taux zéro (PTZ) annoncé en septembre. Pour y avoir droit, les plafonds de revenus seraient relevés d’un maximum de 4000 euros.

Attendu pour le 1er janvier 2016 et annoncé en septembre, le nouveau prêt à taux zéro est présenté en cette fin de matinée par la ministre du Logement Sylvia Pinel et le secrétaire d’Etat au Budget Christian Eckert. En avant-première, Le Parisien détaille dans ses colonnes les contours de ce «PTZ multivitaminé», ce prêt complémentaire sans intérêts et sans frais aidés par l’Etat. A retenir: 4 principes phares.

- Augmentation des plafonds de revenus pour pouvoir prétendre au PTZ. Jusqu’à présent pour décrocher ce prêt un célibataire devait gagner au maximum 22.000 euros en zone C (la moins dense), 24.000 euros en zone B2, 26.000 euros en zone B1 et 36.000 euros en zone A, la plus tendue. Désormais, à en croire le Parisien, ces plafonds seront portés à 24.000 euros en zone C, 27.000 euros en B2, 30.000 euros en B1 et 37.000 euros en zone A. Pour un couple avec deux enfants, ces plafonds sont doublés comme c’était déjà le cas auparavant. Dans le cas de cette famille, le plafond de revenus réalise donc une progression maximale de 4000 euros en zone C (passant de 44.000 à 48.000 euros).

- Doublement du montant possible. Désormais, le PTZ permettrait de financer jusqu’à 40 % du montant d’un logement, alors que le dispositif ne pouvait concerner jusqu’à présent que 18 à 26 % du montant total.

- Possibilité de différer le remboursement du prêt. Trois échéances seraient possible: 5, 10 ou 15 ans.

- PTZ dans l’ancien étendu à la France entière. Jusqu’à présent, le PTZ dans l’ancien qui n’était quasiment jamais utilisé ne concernait que 6000 communes rurales. Mais pour en bénéficier reste à effectuer de gros travaux, à hauteur d’au moins 25 % du montant total de l’achat.

Grâce à ces assouplissements et élargissements, le gouvernement affiche désormais un objectif de 120000 PTZ accordés en 2016. Pour mémoire, il n’y en avait eu que 47.000 en 2014. Evidemment, cette nouvelle formule du PTZ a un coût, de l’ordre de 2 milliards d’euros par an selon Le Parisien, le pari étant que les gains à tirer de la relance du bâtiment seront supérieurs à ce montant. Reste à espérer que cette enveloppe ne contribue pas à renchérir le coût de l’immobilier comme cela avait déjà été le cas par le passé.

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