Un nouveau cadran solaire pour la Cour d'honneur de l'Institut de France

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A l’occasion du 350e anniversaire de l’Académie des Sciences, un cadran solaire a été inauguré le mois dernier dans la cour d’honneur de l’Institut de France, en lieu et place de celui disparu. L’occasion pour le Figaro Immobilier de découvrir ce joyau.

«Sol maturat fructus Minervae» (Le soleil mûrit les fruits de Minerve), telle est la devise qui orne le nouveau cadran solaire du Palais de l’Institut, quai de Conti à Paris. Aux côtés du premier cadran resté en place dans l’angle nord-ouest de la cour d’honneur de l’Institut de France, le second cadran solaire indiquant les heures de l’après-midi vient remédier au vide qu’avait laissé la destruction de l’ancien dans l’angle nord-est de la cour. En effet, un livre de dépenses datant de 1676 conservé aux Archives Nationales témoigne qu’il existait bien à l’origine, deux cadrans solaires sous le dôme de la chapelle.

C’est donc à l’issue de quatre semaines de travaux et sous la maîtrise d’œuvre de Pierre Antoine Gatier, architecte en chef des Monuments historiques, que ce cadran récrée reprend sa place sur la table maçonnée. Pour son dessin, l’architecte désireux de reproduire un véritable savoir-faire gnomonique, s’est inspiré du cadran solaire présent, en y ajoutant simplement une courbe en huit. D’après Jean-Pierre Kahane, membre de l’Institut, cette dernière symbolise l’écart entre le vrai -celui qui se réfère à la position du soleil- et le temps moyen -celui indiqué sur nos horloges-.

34 450 cadrans solaires recensés en France

Dans l’Hexagone, la Commission des Cadrans solaires de la Société Astronomique de France a d’ailleurs recensé quelque 34 450 cadrans solaires en 2015. Parmi eux, 62 sont protégés au titre des Monuments historiques, soit en tant qu’édifice protégé, soit en tant qu’objet. A titre d’exemple, le cadran solaire de l’abbaye de la Chaise-Dieu en Haute-Loire vient également de s’offrir une nouvelle jeunesse après sept ans de rénovation. Pour reconstituer l’édifice exceptionnel datant de 1683 et qui représente une surface de près de 15 mètres carrés de lecture, le gnomoniste Didier Benoit n’a pas utilisé moins de 200 kilos de plomb.

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