Un navire US approche d'un îlot en mer de Chine, Pékin proteste

le
0
    PEKIN/HONG KONG, 10 mai (Reuters) - Un navire de guerre 
américain a patrouillé mardi près d'un récif corallien occupé 
par Pékin en mer de Chine méridionale, une initiative 
immédiatement condamnée par la Chine qui l'a qualifiée de menace 
pour la paix et la stabilité. 
    Un porte-parole du Pentagone a déclaré que la frégate USS 
William P. Lawrence s'était approchée à 12 milles marins du 
récif de Fiery Cross, dans les îles Spratleys, dans le cadre de 
l'opération appelée "liberté de navigation". 
    Cette opération a été mise en place par les Etats-Unis pour 
répondre aux "revendications maritimes exagérées" de la Chine, 
de Taïwan et du Vietnam en mer de Chine méridionale, qui ont 
pour conséquence de restreindre les droits de navigation dans 
les eaux internationales de cette zone. 
    "Ces revendications maritimes exagérées sont contraires aux 
lois internationales, telles que reflétées par la Convention sur 
le droit de la mer (des Nations unies)", a expliqué le 
porte-parole du Pentagone, Bill Urban, dans un communiqué. 
    Le récif de Fiery Cross est occupé depuis 1988 par la Chine, 
qui y a établi un "observatoire de la vie marine" et l'a en 
partie remblayé il y a deux ans pour constituer un îlot 
artificiel équipé notamment d'un aéroport et d'un port en 
profonde. 
    L'archipel des Spratleys, situé à mi-chemin entre les côtes 
du Vietnam et des Philippines, est aussi revendiqué par ces deux 
pays et par Taïwan. 
    Le porte-parole du gouvernement de Pékin, Lu Kang, a dénoncé 
l'initiative américaine et indiqué qu'une mise en garde avait 
été envoyée à la frégate lorsque celle-ci est entrée dans les 
"eaux territoriales chinoises". 
    "Cette opération américaine a menacé les intérêts de la 
Chine en matière de souveraineté et de sécurité, mis en danger 
le personnel et les infrastructures du récif et porté atteinte à 
la paix et la stabilité régionale", a-t-il déclaré. 
    Washington a demandé le mois dernier à la Chine de confirmer 
qu'elle n'avait pas l'intention de stationner d'avions de guerre 
dans les îles Spratleys, après l'atterrissage d'un appareil 
militaire sur le récif de Fiery Cross, officiellement pour 
évacuer des employés malades. 
     
 
 (Michael Martina et Greg Torode; Tangi Salaün pour le service 
français) 
 )
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant