Un navire de croisière américain accoste à Cuba, une première depuis 50 ans

le , mis à jour à 17:41
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Un navire de croisière américain accoste à Cuba, une première depuis 50 ans
Un navire de croisière américain accoste à Cuba, une première depuis 50 ans

C'est un symbole fort dans les relations entre les Etats-Unis et Cuba. Grâce au dégel des relations diplomatiques entre Washington et La Havane, pour la première fois depuis 50 ans, un paquebot de croisière américain avec 700 passagers à bord est arrivé à 11h30 à Cuba (16h30 heure de Paris).

Le paquebot «Adonia de Fathom», du groupe américain Carnival, a levé l'ancre dimanche soir vers 22 heures de Miami (Floride). Son arrivée lundi matin à La Havane a été accueillie avec émotion parmi les Cubains ayant suivi son entrée dans le port, en ce lundi férié sur l'île. Il doit faire pendant huit jours le tour de Cuba. Une croisière qui a coûté pour chaque passager entre 1570 euros et 6 109 euros.

La compagnie Fathom a prévu d'organiser deux croisières similaires par mois, avec l'objectif de promouvoir les échanges culturels entre les deux pays. «Entrer dans l'histoire et préparer un meilleur avenir pour tous est l'un des plus grands honneurs qu'une entreprise puisse avoir», s'est félicité le président de Carnival, Arnold Donald ,sur le port de Miami, où les passagers d'Adonia sont montés à bord accueillis par un orchestre de musique cubaine.

Pour parvenir à organiser cette croisière, Carnival a dû batailler contre des problèmes administratifs jusqu'à la levée, la semaine dernière, par le gouvernement de Raul Castro, des ultimes restrictions sur les voyages par voie maritime des Cubains vers ou à partir des Etats-Unis. Au départ, le régime cubain craignait le débarquement d'anti-Castro embarqués sur le bateau. Du coup, la compagnie avait refusé les réservations des Cubano-américains, ce qui avait provoqué une polémique des anti-castristes et de l'administration américaine.

Après d'intenses négociations, les Cubains pourront finalement embarquer mais ceux qui ont émigré aux Etats-Unis avant 1971 auront besoin d'un visa spécial. «Mon père voulait aller à Cuba, mais il est mort, alors je ...

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