Un «mur de la honte» entre Turquie et Syrie

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REPORTAGE - Les autorités turques ont commencé la construction d'un mur le long de la frontière avec la Syrie, officiellement pour protéger les populations des mines antipersonnelles. Mais «le mur de la honte», comme l'ont surnommé certains, renforcera surtout la séparation entre Kurdes de part et d'autre de la frontière.

Envoyée spéciale à Nusaybin (Sud-est de la Turquie)

Allongée sur son canapé, Fehime Dündar ne se lève plus ­guère. Au-dessus de la vieille femme kurde, trois portraits sont accrochés au mur. Celui de son mari, Yusuf, assassiné par le Hezbollah turc (groupe radical sunnite utilisé par l'État pour lutter contre la rébellion kurde) au début des années 1990. À sa droite, Kamuran, un de ses fils, chèche rouge autour du cou et arme sur l'épaule, mort dans les rangs de la guérilla du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), en guerre contre Ankara, «un peu avant son père». Et à gauche, Ferid, le petit-fils, qui a rejoint le mois d...

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