Un mort suite à un contrôle de police en banlieue de Paris

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Un mort suite à un contrôle de police en banlieue de Paris
Un mort suite à un contrôle de police en banlieue de Paris

PARIS (Reuters) - Un jeune homme de 24 ans est mort après avoir, selon la police, sauté dans la Seine au moment d'un contrôle de police à Melun (Seine-et-Marne) dans la nuit de lundi à mardi, a-t-on appris mardi de source policière et judiciaire.

Il semble s'être noyé mais le procureur a confié à la police judiciaire une enquête pour rechercher les causes de la mort. Ce fait divers survient alors qu'une polémique bat son plein entre les syndicats de police et le nouveau gouvernement de gauche sur un projet d'encadrement des contrôles d'identité.

Selon Eric Guyon, responsable départemental d'Unité SGP police, premier syndicat de police, proche de la gauche, il s'agissait d'une intervention visant à mettre fin à des perturbations et à du tapage.

"La police nationale a été requise vers 23h30 par la police municipale signalant la présence de perturbateurs sur les quais de Seine", a-t-il dit à Reuters.

Arrivés sur place, trois des quatre éléments d'une patrouille seraient allés au contact du groupe de jeunes, dont certains semblaient consommer du cannabis, et leur ont demandé leurs papiers.

Deux membres du groupe se seraient alors enfuis en scooter, tandis que deux frères tentaient de prendre la fuite à pied. Le plus jeune, un garçon originaire de Dammarie-les-Lys (Seine-Saint-Denis) qui était porteur de stupéfiants selon la police, a ensuite sauté dans l'eau.

"Il aurait pu s'enfuir par la voie terrestre, dans le quartier. On ne sait pas pourquoi il a sauté dans la Seine", a dit Eric Guyon.

PAS DE DÉBORDEMENT

Un policier et le frère aîné du jeune homme ont alors plongé à leur tour, pour essayer de le ramener sur la rive, mais ils n'y sont pas parvenus.

"Ils étaient eux-mêmes en difficulté, la Seine est dangereuse à cet endroit", assure le syndicaliste.

Le jeune frère a été repêché mort peu après. La police estime qu'il a pu se noyer sous l'effet conjugué de la drogue et de l'alcool qu'il pourrait avoir consommé.

La préfecture a immédiatement dépêché 40 CRS pour sécuriser le quartier et empêcher tout débordement, les décès lors d'opérations de police étant toujours susceptibles de déclencher des violences. Il n'y a pas eu de violences dans la nuit.

Le sujet des contrôles de police en banlieue est un sujet très sensible, des associations de défense des droits de l'homme estimant qu'ils sont souvent effectués "au faciès", ce que nient les syndicats de police.

La gauche entend introduire une procédure existant dans certains pays étrangers consistant à remettre aux personnes contrôlées un récépissé écrit, censé garantir la régularité de la procédure. Les syndicats de police estimant que cette méthode entraverait leur travail, le nouveau ministre de l'Intérieur Manuel Valls a promis des discussions préalables.

Thierry Lévêque et Gérard Bon, avec Nicolas Bertin, édité par Yves Clarisse

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  • bercam01 le mardi 5 juin 2012 à 13:17

    Qu'un policier ait risqué sa vie pour sauver celle de ce c... ôte définitivement tout argument aux détracteurs des forces de l'ordre...

  • M1343167 le mardi 5 juin 2012 à 11:44

    si d'autres pouvaient aussi plonger...

  • 90342016 le mardi 5 juin 2012 à 11:27

    une chance pour la france un de moin

  • M5062559 le mardi 5 juin 2012 à 10:24

    En tout cas bravo la police qui continue à faire leur boulot dans les banlieues. pour combien de temps en régime socialiste?

  • M5062559 le mardi 5 juin 2012 à 10:22

    Nous assistons à une revendication et une pression des délinquants de banlieues. Ils ne veulent pas que la police vienne sur leur territoire les gêner dans leurs affaires délictueuses. Ils mobilisent d'autres personnes moins délictueuses dans leurs revendications. Les socialistes niais, clientélistes et électoralistes leur prêtent une oreille attentive. Comment a-t-on pu en arriver là?

  • h.castel le mardi 5 juin 2012 à 09:43

    Bravo la police:un de moins!

  • bercam01 le mardi 5 juin 2012 à 09:39

    Quand je suis contrôlé "gratuitement" par la police de la route, je n'imagine pas un instant que c'est parce que j'ai une tête d'honnête homme, propre sur lui, qui peut le cas échéant rapporter gros et sans danger pour les représentants de l'ordre : je ne crois pas au contrôle au faciès... et l'idée de sauter à l'eau pour éviter un contrôle ne m'a jamais effleuré l'esprit. Etonnant , non ?