Un monde vert, un ruisseau noir et quelques Bleus

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Un monde vert, un ruisseau noir et quelques Bleus
Un monde vert, un ruisseau noir et quelques Bleus

Ils sont là. Les Bleus sont arrivés lundi soir à Ribeirao Preto (ndlr : le ruisseau noir en portugais). Après un long vol en provenance de Lille via Sao Paulo. Dans la chaude nuit du sud-est brésilien, la bande à Deschamps n'aura pas pu profiter du paysage via les hublots. Entre les deux villes, rares sont les endroits éclairés. La région se voue à l'agriculture intensive. Du maïs un peu, mais surtout de la canne à sucre s'étend à perte de vue quand le soleil n'a pas encore cédé sa place à la lune. Ribeirao Preto est une ville universitaire. Mais c'est surtout une ville agricole. Il n'est pas rare de voir des Français ou des Chinois venir discuter prix des denrées au Pinguin, cette célèbre brasserie locale où l'ancien capitaine du Brésil, Socrates, enfant de la ville, avait l'habitude de descendre quelques bières.

Loin du faste de l'Afrique du Sud

Mais si Ribeirao Preto est une petite ville au regard de la démesure brésilienne, la cité compte 600.000 âmes vivant pour certains dans de confortables immeubles surveillés et d'autres dans   quelques bidonvilles. Et si on se sent globalement en sécurité, les sirènes rouges des véhicules de police résonnent souvent. Lundi, pourtant, il n'y avait pas de cordon de sécurité imposant à l'aéroport. Les Bleus, partis en catimini avec leur bus qui les attendait sur le tarmac après un long voyage, n'ont pu qu'apercevoir la cohue où s'entrechoquaient parents, enfants, journalistes, supporters... Il y avait plus de présence des forces de l'ordre pour bloquer l'accès de l'hôtel des Tricolores. Dans la nuit, on valide le choix de Noël Le Graët. Oublié le faste allemand, le calme luxueux de la Suisse ou l'indécence de l'établissement sud-africain. Les Bleus profiteront d'un hôtel certes confortable, mais loin d'être « bling-bling », à deux pas de la nationale et bloqué dans un quartier qui aurait bien besoin d'un nettoyage en règle...

Pas de bain de foule pour les Bleus

Mais pour la découverte du voisinage en plein jour, Hugo Lloris devra attendre ce mardi. Premier jour entier passé ici. Les Bleus découvriront la chaleur sèche de la ville, les installations du stade local, le manque de charme d'une cité où tous les types d'habitats se côtoient sans logique apparente. Certains découvriront la merveille de la ville, le théâtre, l'un des plus réputés du Brésil pour ses opéras. Ce sera le cadre des conférences de presse des Bleus. Mais pour le moment, rien n'est vraiment totalement prêt. Dans les rues, si quelques drapeaux tricolores s'acoquinent avec la bannière du pays hôte, on est loin des démonstrations rencontrées dans d'autres villes du monde qui ont hébergé la sélection frappée du coq. Pourtant, les Brésiliens ne se désintéressent pas de l'équipe qui a si souvent gêné la Seleçao en Coupe du Monde. Ils étaient nombreux à s'être déplacés à la rencontre des Bleus ce lundi soir. Mais il serait mentir que de dire qu'on sent une atmosphère délirante de Coupe du Monde, à moins d'une semaine du premier match des Bleus. Jeudi, l'ouverture du tournoi par le Brésil face à la Croatie pourrait réveiller tout le monde...De notre envoyé spécial à Ribeirao Preto

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