Un ministre palestinien meurt lors d'un incident avec Tsahal

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TOURMOUS AYA, Cisjordanie, 10 décembre (Reuters) - Un ministre de l'Autorité palestinienne est décédé mercredi peu de temps après une altercation avec des gardes-frontières israéliens en Cisjordanie, lors de laquelle un soldat l'a attrapé par le cou. Ziad Abou Ein, 55 ans, ministre sans portefeuille dans le gouvernement du président palestinien, Mahmoud Abbas, participait à une manifestation contre des implantations israéliennes lorsqu'il s'est trouvé mêlé à des échauffourées impliquant une trentaine de militaires israéliens et des gardes-frontières, a constaté un journaliste de Reuters. Un garde-frontière l'a alors attrapé par le cou et l'a brièvement tenu d'une main. Quelques minutes après, le ministre s'est effondré en se tenant la poitrine. Il est décédé lors de son transport vers la ville voisine de Ramallah. On ignorait dans l'immédiat les causes exactes de sa mort. Mahmoud Abbas a qualifié la mort d'Abou Ein "d'acte barbare qui ne peut être ni toléré, ni accepté". Il a décrété trois jours de deuil national et a promis de prendre "les mesures nécessaires" au terme d'une enquête. L'armée israélienne a dit étudier les circonstances de l'accident et un porte-parole du Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré que les faits ayant conduit au décès du ministre palestinien faisaient l'objet d'investigations. Ce décès intervient dans un contexte de regain des violences entre Palestiniens et Israéliens depuis plusieurs semaines notamment autour de l'Esplanade des mosquées, troisième lieu saint de l'islam, à Jérusalem-Est. Ziad Abou Ein avait été condamné pour le meurtre de deux jeunes Israéliens dans un attentat à la bombe en 1979 puis libéré dans le cadre d'un échange de prisonniers en 1985. Mercredi, avec une centaine de militants étrangers et palestiniens du Comité de résistance à la colonisation, une organisation gouvernementale palestinienne qu'il dirigeait, il participait à une marche pour aller planter des arbres près d'une colonie de peuplement lorsque le cortège a été arrêté à un point de contrôlé improvisé, ont rapporté des témoins. Peu avant de décéder, Ziad Abou Ein a parlé à des journalistes de télévision pour dénoncer, d'une voix essoufflée "le terrorisme de l'occupation" visant le peuple palestinien. "Nous sommes venus planter des arbres en terre palestinienne et ils nous attaquent immédiatement. Personne n'a jeté la moindre pierre", a-t-il dit. Les commerçants de Ramallah ont fermé leurs boutiques en signe de protestation et des jeunes ont lancé des pierres en direction des forces de sécurité israéliennes protégeant une colonie en périphérie de la ville, ont dit des sources des services de sécurité palestiniens. (Ali Sawafta et Mohammed Torokman; Pierre Sérisier et Marc Angrand pour le service français)

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  • M3182284 le mercredi 10 déc 2014 à 16:33

    Un ministre sans portefeuille: c'est en mettant la main à la poitrine qu'il s'en est rendu compte? C'est fatal pour un territoire qui vit des subsides de l'Europe

  • aerosp le mercredi 10 déc 2014 à 13:19

    pourquoi les juifs sont-ils persécutés depuis des siècles ?