Un ministre palestinien accuse Israël de crimes de guerre

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(Actualisé avec détails, citations, contexte) AMSTERDAM, 5 août (Reuters) - Il existe des "preuves évidentes" qu'Israël a commis des crimes de guerre dans la bande de Gaza, a déclaré mardi le ministre palestinien des Affaires étrangères après avoir rencontré des procureurs de la Cour pénale internationale (CPI). Les Nations unies ont ouvert la semaine passée une enquête sur de possibles crimes et violations des droits de l'homme commis par Israël dans le cadre de l'offensive "Bordure protectrice" qui a fait 1.865 tués parmi les Palestiniens, principalement des civils. "Au cours des 28 derniers jours, il y a des preuves évidentes de crimes de guerre commis par Israël qui équivalent à des crimes contre l'humanité", a dit Riad al Malki. Il a ajouté que l'Autorité palestinienne s'efforçait d'adhérer à la CPI, ce qui permettrait à la cour d'être compétente pour juger d'éventuels crimes commis dans les territoires palestiniens. "Nous devons tout faire pour permettre à la CPI de traduire en justice les responsables de ces crimes de guerre", a-t-il ajouté avec l'espoir que soit ouverte une enquête contre l'Etat hébreu. Ce dernier n'a pas commenté officiellement cette démarche mais un responsable israélien, s'exprimant sous le sceau de l'anonymat, a indiqué que toute procédure de la CPI contre Israël entraînerait une demande israélienne visant les Palestiniens devant l'instance judiciaire. Ni Israël, ni l'Autorité palestinienne ne faisant partie de la CPI, celle-ci ne dispose pour l'instant d'aucune compétence légale sur la bande de Gaza. Cette lacune pourrait être comblée par une résolution du Conseil de sécurité des Nations unies mais un tel texte n'a guère de chance d'être adopté, les Etats-Unis alliés d'Israël disposant d'un droit de veto. Les autorités israéliennes ont plusieurs fois affirmé faire tout leur possible pour éviter des victimes civiles dans ce conflit avec les activistes palestiniens. Elles ont accusé les combattants du Hamas de mettre les populations civiles en danger en procédant à des tirs de roquettes à partir de zones urbaines densément peuplées. Une trêve de 72 heures est entrée en vigueur mardi matin et l'armée israélienne qui affirme avoir "accompli sa mission" en détruisant 32 passages souterrains et plusieurs dizaines de puits d'accès utilisés par les groupes armés palestiniens s'est retirée de l'enclave côtière après quatre semaines de combats meurtriers. (Jussi Rosendahl; Bertrand Boucey et Pierre Sérisier pour le service français)

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  • 35924358 le mardi 5 aout 2014 à 14:14

    Ben voyons. En revanche, l'envoi aveugle d'une pluie de missiles et de roquettes sur les civils d'Israel n'est pas criminel, n'est-ce pas messieurs les partisans des terroristes du Hamas ? Stop à la mauvaise foi, ça en devient insupportable et pitoyable.