Un milliard d'euros à Dassault Aviation pour améliorer le Rafale

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Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a officialisé vendredi à Mérignac (Gironde) des commandes d'un milliard d'euros passées par l'État à Dassault Aviation pour faire évoluer l'avion de combat Rafale.

"C'est un signal très clair de notre volonté d'investir sur le Rafale et sur tout un secteur stratégique, celui de l'aéronautique de combat, pour le maintenir au meilleur niveau mondial", a déclaré le ministre de la Défense en annonçant ce programme visant à faire évoluer le Rafale au standard dit F3-R.

"C'est également la garantie de disposer sur le long terme d'une ligne de produits qui répondront aux exigences de l'export", a-t-il ajouté lors d'une visite de la chaîne d'assemblage de Dassault à Mérignac, d'où sortent les Rafale.

Le ministre a déclaré que le contrat, signifié en décembre à Dassault, mais rendu public vendredi, représentait 810 millions d'euros. Avec les travaux déjà engagés, cette nouvelle phase de l'évolution du Rafale représente au total plus d'un milliard d'euros pour Dassault et ses partenaires Thales et Safran, a-t-il précisé.

Au total, 500 entreprises françaises sont associées à la production du Rafale, selon Dassault.

La livraison des premiers Rafale au nouveau standard est prévue en 2018, a précisé Dassault dans un communiqué. L'avion multirôle, dont la première version est entrée en service en 2004 dans la Marine nationale, évolue et intègre en permanence de nouveaux équipements. Il est déjà passé par les standards F1, F2 et F3.

L'appareil a été engagé au combat en Afghanistan, en Libye et au Mali.

Le nouveau standard renforcera les atouts du Rafale dans les compétitions à l'exportation, souligne Dassault, qui espère signer cette année avec l'Inde sa première commande de Rafale à l'étranger.

Ce contrat devrait également permettre au constructeur d'amortir le ralentissement des commandes de Rafale par la Défense. Alors qu'il avait obtenu de livrer 11 Rafale par an pour garantir une cadence minimale de la chaîne de production, la loi de programmation militaire ne prévoit plus que l'acquisition de 26 appareils au total sur les six ans à venir. L'état et Dassault comptent sur l'exportation pour prendre le relais d'ici 2016.

"Toutes les conditions sont réunies pour qu'on ait un contrat à l'export en 2014", a déclaré M. Le Drian. Non seulement "le processus progresse normalement en Inde", qui veut acquérir 126 appareils, mais il y des "prospects très prometteurs dans le Golfe", a-t-il ajouté.

La France mise beaucoup d'espoirs sur une commande du Qatar, et espère remplacer par des Rafale les Mirage 2000-9 des Émirats Arabes Unis.

M. Le Drian a d'autre part affirmé que la France continuerait à s'équiper en Rafale au-delà des 180 déjà commandés en quatre tranches. "L'avenir du Rafale est assuré car il y aura une cinquième tranche de production", a-t-il déclaré.

Le PDG de Dassault Aviation, Éric Trappier, a répété qu'il essayait de finaliser les documents pour conclure le contrat avec New Delhi avant les élections législatives de mai.

Le nouveau standard permettra d'équiper le Rafale du futur missile air-air européen Meteor, d'une portée sans équivalent dans le monde. Fabriqué par MBDA, le missile Meteor équipera également les chasseurs Eurofighter (coproduction européenne) et suédois Gripen.

Le standard F3-R ajoutera sous l'appareil une nacelle de désignation laser de nouvelle génération pour les frappes au sol, fabriquée par Thales, et intégrera une version à guidage terminal laser de bombes guidées produites par Sagem (groupe Safran).

Simultanément, le ministère de la Défense a annoncé avoir notifié à Thales un contrat de 119 millions d'euros pour développer cette nacelle, qui permettra l'identification au sol de cibles de petite taille, de jour comme de nuit.

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  • peggy111 le samedi 11 jan 2014 à 12:26

    1 milliard de foutu en l air pour un avion qui se vend pas bravo hollande c est faire des economies lol