Un mercato qui agace sur le Rocher

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Un mercato qui agace sur le Rocher
Un mercato qui agace sur le Rocher

Côté business, les supporteurs de l'AS Monaco n'ont pas grand-chose à reprocher à leurs dirigeants. Et le dernier exemple en date hier ne va pas les faire changer d'avis. Le transfert d'Abdennour à Valence pour 30 M€, soit une indemnité doublée par rapport à ce qu'avait coûté le défenseur en provenance de Toulouse, ne laisse aucun doute sur les capacités de l'état-major de l'ASM à réaliser des plus-values colossales sur son portefeuille d'actifs. Mais en principauté, l'instauration systématique d'un tel business agace.

Juillet 2014. En un cliché, l'ASM est parvenue à afficher ses ambitions. Sur la photo James Rodriguez côtoie Falcao, Abidal, Kondogbia et Kurzawa. Un an seulement après, toutes ces stars ont été vendues ou ont quitté le Rocher. D'où la crispation de certains fans. « J'ai 65 ans et je suis blasé, confie Norbert Siri, supporteur historique de l'ASM. Les joueurs ? On a un mal fou à s'attacher. Ça arrive, et ça repart... Ça m'ennuie que le business prenne le pas sur le foot. Mais nos dirigeants ne peuvent pas faire autrement. C'est une question d'argent. »

A la Turbie, au centre d'entraînement, la tonalité est également au fatalisme. Même si Leo Jardim a appris à s'arranger des évolutions constantes du projet monégasque, l'entraîneur a un peu de mal avec cette période de mercato.

A l'été 2014, le Portugais, qui a accueilli cette semaine deux nouveaux compatriotes (Lopes et Coentrão), s'était crispé après le départ de Falcao. Un an plus tard, le scénario risque de se répéter avec celui de Moutinho. « D'un jour sur l'autre, il n'y a plus les mêmes joueurs, souffle un proche de Jardim. Et le pire, c'est qu'on réclame des résultats. Avec qui ? Avec quoi ? »

Au sein de l'effectif, l'amertume pointe. En privé, des joueurs ressentent le besoin de s'exprimer sur ce « business incessant » qui perturbe la vie de groupe. Les cas de Kurzawa (PSG) et d'Abdennour ont notamment été ...

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