Un mémorial virtuel redonne vie aux fusillés, exécutés, massacrés de 1940-44

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Un mémorial virtuel redonne vie aux fusillés, exécutés, massacrés de 1940-44
Un mémorial virtuel redonne vie aux fusillés, exécutés, massacrés de 1940-44

Résistants ou simples civils, ils s'appelaient René, Félix, ou Marie et sont morts fusillés, pendus, brûlés, torturés pendant l'Occupation: un site internet les sort de l'oubli en publiant biographies, photos et bouleversantes lettres d'adieux de milliers d'entre eux, au terme de dix ans de travaux.Au coeur de ce monument aux morts virtuel se côtoient l'illustre Jean Moulin, des martyrs plus anonymes de la Résistance et de simples civils, massacrés par les Allemands ou leurs alliés pendant la Seconde guerre mondiale.Parmi eux, Charles Godillon, 36 ans, tourneur sur métaux, est raflé en juin 1944 à Tulle (Corrèze) par les SS, en guise de représailles contre les maquisards. Avant d'être pendu, il remet ce court billet à un abbé: "Au revoir, ma chérie, mes petits et toute ma famille que j'aimais tant. Appelle celui qui doit venir: Charles ou Marie". Son fils naîtra trois mois plus tard.Pierre Benoit, 17 ans, a le temps de rédiger une émouvante missive avant d'être passé par les armes, en 1943, avec quatre camarades résistants du lycée Buffon, à Paris."Mes chers parents, chers amis, c'est la fin! On vient nous chercher pour la fusillade. Adieu, petite maman chérie, pardonne-moi tous les tracas que je t?ai faits. J?ai lutté pour une vie meilleure. Peut-être un jour tu me comprendras (...) Nous partons en chantant", écrit le jeune membre des Francs-tireurs et partisans (FTP), arrêté et torturé par la police française avant d'être livré aux Allemands.Au total, le site internet (http://maitron-fusilles-40-44.univ-paris1.fr/) lancé cette semaine rend hommage à 10.000 victimes de la répression pendant la Seconde guerre mondiale. Des hommes, mais aussi des femmes et des enfants, massacrés ou fusillés par "condamnation", en tant qu'"otages", de manière "sommaire" ou classés comme tels pour cacher une autre réalité, celle du suicide des détenus pour éviter de parler aux Allemands.- ...

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