Un membre de la Banque d'Angleterre n'exclut pas une relance

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UN MEMBRE DE LA BANQUE D'ANGLETERRE N'EXCLUT PAS UN STIMULUS SUPPLÉMENTAIRE
UN MEMBRE DE LA BANQUE D'ANGLETERRE N'EXCLUT PAS UN STIMULUS SUPPLÉMENTAIRE

LONDRES (Reuters) - La Banque d'Angleterre (BoE) pourrait devoir réactiver son programme de relance monétaire si le ralentissement de la croissance récemment observé a d'autres causes que les incertitudes autour du référendum de juin sur l'adhésion à l'Union européenne, a déclaré jeudi Gertjan Vlieghe, membre de son conseil de politique monétaire.

Les prochaines projections macro-économiques de la BoE, attendues en août, tiendront compte de l'impact du résultat du vote du 23 juin sur la situation économique, a-t-il dit lors d'un discours prononcé à la London Business School.

"La réaction des marchés financiers sera immédiate, et assez rapidement - disons six semaines après - on disposera des premières enquêtes sur la confiance et l'activité pour cette période post-référendum. On devrait donc avoir une idée de la direction et de la magnitude de cet impact", a-t-il dit lors de la séance de questions-réponses qui a suivi son intervention.

"Il est donc faux de dire qu'il nous faudra attendre la première estimation du PIB (fin octobre)", a-t-il ajouté.

La semaine dernière, la BoE a estimé que la croissance pourrait ralentir et l'inflation augmenter en cas de "Brexit", tout en ajoutant s'attendre à un rebond de l'activité si les Britanniques votent en faveur du maintien dans l'UE.

"Si une telle amélioration n'est pas rapidement visible, je serai moins confiant de voir l'inflation revenir vers l'objectif dans un laps de temps acceptable sans mesures supplémentaires de soutien monétaire", a déclaré Vlieghe dans son discours.

Le taux d'inflation annuel a reculé à 0,3% en avril, loin de l'objectif de 2% de la BoE.

Vlieghe, économiste belgo-britannique qui a rejoint en septembre dernier le comité de politique monétaire de la BoE en tant que membre indépendant, avait déclaré dans une interview le mois dernier que les taux britanniques pourraient en théorie descendre légèrement sous zéro si la situation économique le justifiait.

(David Milliken, Véronique Tison pour le service français)

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