Un match nul au Parc à l'image du nouveau MHSC

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Samedi, Montpellier a ramené un point de son déplacement dans la Capitale (0-0, 29eme journée de Ligue 1). Solides défensivement, les hommes de Frédéric Hantz poursuivent leur belle série depuis l'arrivée de l'ancien coach bastiais. Un entraîneur qui a insufflé un nouvel élan à un malade qui semble aujourd'hui guéri.

DE NOTRE ENVOYE SPECIAL AU PARC DES PRINCES

Depuis la prise de fonction de Frédéric Hantz, Montpellier est leader de Ligue 1 ! Aussi incroyable que cela puisse paraître, sur les sept dernières rencontres, avec une seule défaite au compteur, les Héraultais sont ce qui se fait de mieux en France (sauf si Lyon domine Guingamp ce dimanche soir). Une nouvelle dynamique insufflée par l’ancien entraîneur de Bastia qui a encore porté ses fruits samedi, face à un PSG amoindri, au Parc des Princes (0-0 29eme journée de Ligue 1). « Le coach a amené quelque chose de nouveau. Chaque semaine, on bosse par rapport à l’adversaire, par rapport à ce qu’il attend de nous, explique Jonas Martin. Il insiste vraiment sur ce qu’il faut faire pour contre les équipes contre lesquelles on joue, et pour le moment ça marche bien. »

Boudebouz : « Le coach est arrivé avec sa fraîcheur »

Sans dénigrer l’apport du successeur de l’éphémère duo Baills-Martini, Ryad Boudebouz préfère mettre en avant les efforts du collectif montpelliérain. « Ce sont les efforts de tout le groupe qui payent, le coach est également arrivé avec sa fraîcheur, mais tout le groupe travaille pour gagner des matchs et aujourd’hui on est récompensé », confiait l’international algérien samedi dans les couloirs du Parc des Princes. Face au leader du championnat, le MHSC est parvenu à enchaîner un quatrième match de rang sans défaite, mais n’a pas réussi à tromper la vigilance de Kevin Trapp, malgré des intentions de jouer haut. « On était venu ici pour leur poser des problèmes, ce qui a été le cas de temps en temps, même s’ils se sont créés des occasions dangereuses », analysait Daniel Congré après la partie.

Martin : « On peut remercier Pionnier »

Un constat partagé par son entraîneur, très satisfait de la prestation d’ensemble de ses joueurs. « On a regardé les équipes qui les ont mis en difficulté, comment elles avaient fait. On a tenté de mettre une pression haute au milieu de terrain. On l’a bien fait. Je trouve que c’est bien, parce que dans l’état d’esprit, les joueurs ont fait preuve d’abnégation et de solidarité, et c’est nécessaire pour espérer faire un résultat contre Paris », relevait Frédéric Hantz en conférence de presse. Surtout, défensivement, le club pailladin semble avoir retrouvé sa solidité de la saison passée, avec un nouveau « clean sheet »à mettre au crédit de Laurent Pionnier, déterminant devant les assauts de Cavani et Ibrahimovic samedi. « On peut le remercier. Il a fait un match irréprochable. Lolo, en plus d’être un super gardien, c’est un super mec, donc tant mieux pour lui, je suis très content », souriait Jonas Martin. « On a souffert à la fin, mais on a joué avec nos armes, on a su faire bloc et l’ensemble de l’équipe a très bien défendu », ajoutait Daniel Congré.

Hantz : « On n’est pas autorisé au moindre relâchement »

Avec le match nul du Gazélec Ajaccio à Bordeaux samedi soir (1-1), Montpellier compte aujourd’hui sept longueurs d’avance sur la zone rouge. Et même si les Corses comptent un match en moins, l’avenir s’annonce plus serein dans l’Hérault. « On regarde derrière, nuance toutefois Jonas Martin. On peut regarder devant aussi, mais on regarde plutôt derrière. Il ne faut pas oublier la situation dans laquelle on était il y a un mois et demi. Si on arrive encore à gagner deux ou trois matchs, on n’aura plus besoin de regarder derrière. » Un discours des plus prudents sans doute murmuré par Frédéric Hantz dans le vestiaire après le match nul face au PSG. Car samedi soir, l’entraîneur montpelliérain tenait à garder son groupe sous pression. « Même si, aujourd’hui, on prend un point, on n’est pas autorisé à avoir le moindre relâchement parce qu’on a un calendrier difficile. » Compliqué, le calendrier de Montpellier l’est. Après la réception de Nice, les coéquipiers de Casimir Ninga défieront Saint-Etienne, Lyon, Nantes mais aussi Monaco. Alors prendre un point à Paris, c’est forcément un bonus dont personne n’a l’intention de se priver.

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