Un manque de moyens du renseignement pointé dans l'affaire Merah

le
0
UN MANQUE DE MOYENS DU RENSEIGNEMENT POINTÉ DANS L'AFFAIRE MERAH
UN MANQUE DE MOYENS DU RENSEIGNEMENT POINTÉ DANS L'AFFAIRE MERAH

PARIS (Reuters) - L'affaire Mohamed Merah a révélé un manque de moyens des services de renseignement français, conclut un rapport parlementaire rendu public lundi.

La délégation de députés et sénateurs ayant travaillé sur le rapport recommande notamment de renforcer les liaisons entre tous les échelons du renseignement intérieur et de "renforcer sensiblement les moyens de lutte contre le terrorisme", écrit sa présidente, la députée Patricia Adam.

"La délégation a constaté un sous dimensionnement des moyens affectés à la lutte contre le terrorisme au sein de la Direction centrale du renseignement intérieur" (DCRI)", ajoute l'élue socialiste, présidente de la commission de défense de l'Assemblée nationale.

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a réaffirmé début mars que des "fautes" avaient été commises par les services de renseignement dans cette affaire.

Se réclamant d'Al Qaïda, le jeune Toulousain a tué sept personnes en mars 2012 à Montauban et Toulouse, parmi lesquelles trois enfants juifs, avant d'être abattu par la police au terme d'un long siège de son domicile.

Dans un rapport publié en octobre dernier, l'inspection générale de la police a relevé des "défaillances objectives", en particulier de la DCRI, concernant l'évaluation de la dangerosité du jeune homme.

Patrick Vignal, édité par Yves Clarisse

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant