Un manifestant frappé par des policiers, l'IGPN enquête

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 (Actualisé avec précisions de la préfecture de police de Paris) 
    PARIS, 24 mars (Reuters) - L'Inspection générale de la 
police a ouvert jeudi deux enquêtes, administrative et 
judiciaire, après la diffusion sur internet d'une vidéo montrant 
un policier asséner un coup de poing à un jeune homme à Paris en 
marge des manifestations lycéennes et étudiantes contre la 
réforme du Code du travail.  
    Ces enquêtes, diligentées à la demande du ministre de 
l'Intérieur et du parquet de Paris, portent sur l'interpellation 
du jeune homme devant le lycée Bergson, dans le XIXe 
arrondissement de Paris.    
    Sur la vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, le lycéen 
apparaît d'abord couché sur un trottoir, entouré de trois 
policiers qui le relèvent. L'un d'eux le saisit et un autre lui 
assène un coup de poing dans le haut du corps. 
    Ces images "sont choquantes" et "m'ont choqué", a déclaré 
Bernard Cazeneuve à Bruxelles, où il assistait à une réunion des 
ministres de l'Intérieur et de la Justice des pays de l'Union 
européenne à la suite des attentats de mardi.   
    "Aucune violence, d'où qu'elle vienne, ne peut être 
tolérée", a ajouté le ministre de l'Intérieur. 
    La ministre de l'Education nationale, Najat 
Vallaud-Belkacem, a déploré sur Twitter "une violence 
choquante".  
    Interrogée sur iTELE, la ministre du Travail Myriam El 
Khomri a quant à elle évoqué "un comportement policier inadapté 
en direction d'un jeune lycéen".            
     
    GARDE À VUE 
    "On a vu circuler la vidéo, l'IGPN n'est pas restée 
inactive", avait indiqué une source policière à Reuters plus tôt 
dans l'après-midi. 
    La préfecture de Paris précise que "lors de cette 
intervention, les fonctionnaires du commissariat du XIXe 
arrondissement ont procédé à plusieurs interpellations dans des 
conditions difficiles", certains ayant été blessés et l'un d'eux 
ayant dû être conduit à l'hôpital.     
    "L'un des manifestants, auteur des jets de projectiles, se 
montrait très virulent", est-il indiqué dans le communiqué de la 
préfecture, qui précise que "la garde à vue du lycéen impliqué a 
été levée dans l'après-midi". 
    Le syndicat étudiant Unef a dénoncé une "répression 
policière". 
    "L'Unef a depuis le début de la mobilisation condamné les 
débordements à la marge des manifestations mais rappelle que la 
violence policière est intolérable", peut-on lire dans un 
communiqué. 
    Le syndicat lycéen Fidl fustige dans un communiqué "des 
agissements qui ne sont pas dignes des forces de l'ordre", tout 
en "condamn(ant) fermement toutes les violences qui ont pu se 
manifester aujourd'hui aux abords des défilés, notamment les 
casseurs venus infiltrer les cortèges lycéens." 
    Plusieurs milliers d'étudiants et de lycéens ont manifesté 
jeudi, à l'appel de l'Unef mais aussi des syndicats lycéens UNL 
et FIDL, contre le projet de loi présenté dans la matinée en 
conseil des ministres.          
 
 (Simon Carraud avec service France, édité par Sophie louet) 
 
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  • bern1616 le jeudi 24 mar 2016 à 20:12

    bel kacem khomri ça sonne pas très français ça