Un magistrat compare la police à la Gestapo

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Michèle Alliot-Marie a ordonné l'ouverture d'une enquête suite à une phrase du substitut du procureur au cours du procès de sept policiers à Bobigny. Ces derniers comparaissaient pour dénonciation calomnieuse et faux en écriture.

«La police française, ça ressemble un peu à la Gestapo dans ce dossier». Cette phrase, prononcée jeudi au cours d'un réquisitoire, n'en finit pas de créer la polémique. La ministre de la Justice a ordonné l'ouverture d'une enquête administrative sur ces «propos prêtés» - selon la formule employée par la Chancellerie - à un substitut du procureur au cours d'un procès à Bobigny. Sept policiers y comparaissaient pour avoir accusé à tort un homme afin d'expliquer une course-poursuite au cours de laquelle l'un d'eux avait été blessé. Les mots employés par le substitut ont été confirmés au figaro.fr par le journaliste d'Europe 1, présent à l'audience. L'affaire, indique le ministère, pourrait donner lieu à une éventuelle saisine du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) en matière disciplinaire.

La procureure de la République de Bobigny, Sylvie Moisson, avait réagi jeudi soir dans un communiqué, expliquant qu'elle «(s'attacherait) à faire toute la

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