Un juge français va enquêter sur la disparition de Franco-Syriens

le
1
    PARIS, 27 octobre (Reuters) - Un juge français va enquêter 
sur la disparition de deux Franco-Syriens en Syrie en 2013, une 
procédure permettant pour la première fois de poursuivre en 
France des crimes attribués au régime de Damas, a-t-on appris de 
source judiciaire. 
    Elle fait suite au dépôt lundi dernier d'une plainte contre 
X au pôle spécialisé sur les crimes contre l'humanité et les 
crime de guerre par la Fédération internationale des droits de 
l'homme (FIDH), la Ligue des droits de l'Homme (LDH) et Obeida 
Dabbagh, frère et oncle des disparus. 
    Une information judiciaire contre X a été ouverte jeudi pour 
les chefs de "disparitions forcées", "tortures", "crimes contre 
l'humanité", et complicité, a-t-on précisé de même source. 
    Elle fait suite a une enquête préliminaire ouverte par le 
parquet de Paris en octobre 2015. 
    "En l'absence de possibilité de saisir la Cour pénale 
internationale des crimes perpétrés en Syrie, il est temps que 
les autorités judiciaires de pays tiers ouvrent des enquêtes sur 
les crimes commis par le régime de Bachar al Assad", 
expliquaient lundi la FIDH et la LDH. 
    "Le régime de Bachar al Assad n'a pas attendu 2011 pour être 
épouvantablement répressif, mais depuis cette date, c'est bien 
lui qui se trouve être à l'origine du maximum d'abominations 
commises dans le pays", avait affirmé lors d'une conférence de 
presse Me Patrick Baudouin, président d'honneur de la FIDH. 
    Les deux ressortissants franco-syriens, un père et son fils, 
ont été arrêtés en novembre 2013 par des officiers et soldats 
déclarant appartenir aux services de renseignement de l'armée de 
l'air syriens et transférés à la prison de Mezzeh. 
    A ce jour, certains tribunaux et pôles spécialisés dans les 
crimes internationaux sont saisis des crimes commis en Syrie, 
notamment en Suède, Allemagne, Royaume-Uni, Autriche. "Mais ces 
enquêtes et poursuites ne portent pas sur les crimes imputables 
au régime de Bachar al Assad", selon la FIDH et la LDH. 
 
 (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • masson33 il y a un mois

    Quel temps à perdre...vraiment...