Un juge argentin inculpe l'ancienne présidente Fernandez

le
0
 (Actualisé avec réaction de Fernandez) 
    BUENOS AIRES, 7 décembre (Reuters) - Un magistrat fédéral 
argentin a inculpé l'ancienne présidente Cristina Fernandez 
qu'il soupçonne d'avoir voulu étouffer la possible implication 
de Téhéran dans un attentat qui a visé en 1994 un bâtiment 
abritant des associations juives, rapporte jeudi l'agence de 
presse officielle Télam. 
    Le juge Claudio Bonadio a également réclamé la levée de 
l'immunité parlementaire dont dispose l'ancienne dirigeante en 
raison de son statut de sénatrice. 
    Il a en outre inculpé et ordonné la mise en résidence 
surveillée d'Hector Timerman, ancien ministre des Affaires 
étrangères de Cristina Fernandez pour son implication supposée 
dans la même affaire. 
    L'ancienne présidente a convoqué la presse au Congrès pour 
rejeter en bloc toutes les allégations et accuser le juge 
Bonadio ainsi que le président Mauricio Macri de déshonorer la 
justice.  
    "C'est une affaire inventée à partir de faits inexistants", 
a déclaré Cristina Fernandez, vêtue de blanc.  
    L'attentat de Buenos Aires a tué 85 personnes en 1994. S'il 
n'a jamais été revendiqué, des soupçons se portent sur l'Iran et 
sur son allié chiite libanais, le mouvement Hezbollah. 
 
 (Jorgge Otaola, Hernan Nessi et Caroline Stauffer, Nicolas 
Delame pour le service français, édité par Jean-Stéphane Brosse) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant