Un journaliste du Figaro arrêté par le FSB en Sibérie

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Notre correspondant en Russie a été interrogé par les services secrets intérieurs russes, alors qu'il était en reportage au sud de la Région juive autonome, frontalière avec la Chine. Il a été relâché au bout de quatre heures, dont deux heures d'interrogatoire.

Jeudi matin, j'étais en reportage dans le village de Leninskoe, frontalier de plus de cinq kilomètres avec la Chine, accompagné de mon chauffeur de taxi et d'un habitant de ce bourg.

Nous étions au bord d'un bras du fleuve Amour, qui sépare les deux pays, lorsque nous avons été interpellés par un groupe d'agents frontaliers du FSB circulant en 4x4. Après avoir longuement inspecté mes papiers d'identité, le chef de cette brigade, âgé d'environ 30 ans, m'a expliqué que je me trouvais dans une zone frontalière à autorisation spéciale, sans les documents requis, en l'occurrence un laisser-passez que délivre le FSB. Puis il m'a accompagné au centre local des services intérieurs de Leninskoe.

«Servez-vous pour l'armée ou pour une ambassade ?»


J'étais ignorant de ce genre de dispositions qui, m'ont-ils dit, s'appliquent à tout citoyen, qu'il soit russe ou étranger, n'habitant pas dans la Région juive autonome. «Un panneau signale cette obligation à l'entr

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